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Bruxelles, 19/04/2007 (SPS) Le Parlement européen a organisé
mardi un débat sur les atteintes aux droit de l’Homme dans les
territoires sahraouis occupés et la souveraineté du peuple sahraoui
sur les richesses de son territoire.
Devant une
nombreuse assistance composée d’eurodéputés, de juristes, de
représentants d’associations européennes de soutien au peuple
sahraoui et journalistes engagés, le séminaire établi, par des
témoignages, la répression qui s’est abattue sur les militants
sahraouis, notamment les jeunes, et l’illégalité de l’exploitation
des richesses halieutiques sahraouies par l’UE.
Le professeur de
droit international Jaume Saura-Estapa de l’Université de Barcelone
a développé, à cette occasion, un argumentaire juridique sur
l’exploitation des ressources naturelles au Sahara Occidental qui
relève de la souveraineté du peuple sahraoui.
En effet, selon la
doctrine de l’ONU, en l’absence d’un accord avec les représentants
du peuple sahraoui, le Front Polisario, et compte tenu de l’absence
de retombées positives pour le peuple sahraoui, l’exploitation des
richesses naturelles (halieutiques et du sous-sol) par le Maroc ou
d’autres parties étrangères, sont "illégales", ont affirmé plusieurs
intervenants.
Certes depuis
1995, l’ONU reconnaît que les investissements étrangers dans un
territoire non autonome, comme c’est le cas du Sahara Occidental,
peuvent être positifs. Mais elle pose la condition de requérir au
préalable l’accord du représentant du peuple non autonome, faute de
quoi, ils seraient frappés d’illégalité.
L’accord de pêche
UE-Maroc est, à cet égard, "illégal" car, en raison des grandes
ambiguïtés qui le caractérise, il ne prémunit pas les eaux
territoriales sahraouies de l’exploitation, et ne répond pas aux
exigences du droit international, à savoir qu’il ne répond pas au
"désir" des représentants du peuple sahraoui et ne sert pas ses
intérêts, soulignent-ils.
De nombreux
témoignages, notamment ceux de la présidente sahraouie de
l’association des disparus, Mme. Elghalia Djimi, les journalistes
marocain, Ali L'mrabet et suédois, Lars Bjork, ont fait état de la
situation des droits de l’Homme au Maroc et dans les territoires
sahraouis sous occupation marocaine.
La militante
sahraouie a notamment décrit la répression qui frappe les militants
indépendantistes, notamment les jeunes et les femmes, les
disparitions forcées et mis en garde contre les "dérapages" si la
situation perdure. (SPS)
020/090/700 191050
AVR 07 SPS |