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RASD/SUEDE

La Suède pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui (ministre)


Bruxelles,  18/04/2007 (SPS) La ministre suédoise des affaires européennes, Mme Cecilia Malmestrom, a réaffirmé mardi au parlement européen l’engagement du nouveau Gouvernement suédois de droite, comme son prédécesseur de gauche, en faveur du "droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions de l’ONU", et confirmé son opposition à l’accord de pêche UE-Maroc qu’elle qualifie d’"illégal".  

La cause sahraouie fait "consensus au sein de la classe politique suédoise" qui prône le soutien des efforts des Nations Unies pour trouver une solution juste et durable au conflit et appelle l’Union européenne à se conformer à la légalité internationale, a affirmé Mme Malmestrom au cours d’un séminaire sur les atteintes aux droits de l’Homme au Sahara Occidental occupé et les droits économiques du peuple sahraoui.  

La Suède milite pour une "solution politique" acceptable par les deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, à la "condition que cette solution repose sur le droit international". 

Elle s’est déclarée par ailleurs "très préoccupée" par les atteintes aux droits de l’Homme dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine et le black out imposé par Rabat sur la "grave" situation qui prévaut dans ces territoires et les souffrances endurées par les Sahraouis. 

La ministre suédoise demande à l’UE de se saisir de cette question et d'adopter une approche stratégique "plus large" dans la région qui tienne compte de la sécurité, la stabilité de la région et des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes.  

Mme Malmestrom assure que son pays continuera à soutenir le peuple sahraoui et à lui apporter l’assistance humanitaire, et appelle les autres pays européens à "assumer leurs responsabilités" et apporter leur contribution. 

D’autre part, elle a rappelé l’opposition du nouveau Gouvernement, comme son prédécesseur, à l’accord de pêche UE-Maroc, car il ne respecte pas "la souveraineté du peuple sahraoui sur les richesses de son territoire".  

Le Maroc, argue-t-elle, "au regard de la légalité internationale n’a pas le droit de disposer des ressources du Sahara Occidental. Il faut, selon le droit international, que l’exploitation de ces richesses se fasse avec l’accord du peuple sahraoui et dans son intérêt".  

Conformément à la doctrine des Nations Unies, l’UE doit "assumer ses responsabilités et assurer le suivi de cet accord afin qu’il réponde au règles du droit international" qui prévoit que l’exploitation de ces ressources doit profiter au peuple sahraoui et se faire avec son assentiment.