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Madrid, 18/04/2007 (SPS) Le +plan d’autonomie+ marocain est
"en rupture avec un principe fondamental" de tout le processus de
règlement du conflit du Sahara Occidental mis en oeuvre dans le
cadre des Nations Unies et de la légalité internationale: le "droit
à l’autodétermination" du peuple sahraoui, a affirmé mardi à Madrid
l’ancien ministre espagnol des affaires étrangères, M. Josep Piqué.
"Il y a eu de la
part du Gouvernement (socialiste en Espagne) l’acceptation, à
priori, d’une proposition de l’une des parties (+plan d’autonomie+
marocain) qui est en rupture avec un principe fondamental de tout le
processus de règlement, en l’occurrence le droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui", a déclaré M. Piqué, lors
d’une séance plénière au Sénat (Chambre haute du Parlement).
"La proposition
marocaine a un problème, qui est que personne ne peut accorder une
autonomie à un territoire s’il n’exerce pas, au préalable, de
souveraineté sur celui-ci", a observé l’ancien chef de la diplomatie
espagnole, actuellement porte-parole du groupe parlementaire du
Parti populaire (PP, principal parti d’opposition) au sein de la
commission des affaires étrangères du Sénat.
Dans une
intervention qui a précédé le vote d’un projet de motion défendant
le "droit légitime à l’autodétermination " du peuple sahraoui, M.
Piqué a rappelé que tous les gouvernements espagnols, depuis la
transition démocratique, ont toujours maintenu une position "très
claire" sur le conflit du Sahara Occidental, à savoir le "respect
scrupuleux de la légalité internationale, des résolutions du Conseil
de Sécurité et des efforts déployés par les secrétaires généraux
successifs des Nations Unies et de leurs envoyés personnels",
efforts qui "ont connu leur point culminant, a-t-il souligné, dans
le Plan Baker II".
Cette position,
qui se fonde sur la "neutralité active" adoptée par l’Espagne sur le
conflit s’est maintenue "jusqu’à il y a très peu", mais avec
l’arrivée du Gouvernement socialiste, il y a eu dans cette position
une "inflexion" qui a été perçue par les parties comme un "véritable
changement", a-t-il observé.
Il a rappelé, dans
ce contexte, que le Premier ministre sahraoui, M. Abdelkader Taleb
Omar, a déclaré récemment que "ce n’est un secret pour personne que
(le président du Gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez
Zapatero) s’est aligné sur le Maroc".
M. Piqué a appelé
tous les groupes de la Chambre, y compris le groupe socialiste, à
être "conséquents" avec ce qu’ils ont défendu durant plus de 30 ans
et assument le référendum d’autodétermination comme un "pré requis
indispensable", afin que les Sahraouis puissent décider de leur
destin en choisissant entre "l’intégration au Maroc ou
l’indépendance".
"C’est un point
sur lequel nous ne pouvons pas transiger. Jamais aucun Gouvernement
espagnol n’a transigé sur ce point. La légalité internationale et le
Conseil de Sécurité non plus", a-t-il conclu. (SPS)
020/090/700 181103
AVR 07 SPS |