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Santa Cruz de Tenerife, 16/04/2007 (SPS) Le quotidien
madrilène, El Mundo a critiqué, dans son éditorial du 15 avril 2007,
des déclarations de M. Zapatero, faites samedi à Santa Cruz de
Tenerife (archipel des Canaries), dans lesquelles il a qualifié de
"marocaines" les eaux dans lesquelles des chalutiers espagnols vont
pêcher, "bien qu’une partie d’entre-elles appartient au Sahara
Occidental".
Voici le texte de
l’éditorial dans son intégralité reproduit et traduit de l’Espagnol
par la SPS :
"Ce qui
théoriquement devait être un acte de propagande gouvernementale en
matière de pêche à Tenerife a été plutôt le reflet de la soumission
espagnole devant le Maroc au sujet du Sahara.
Zapatero n’a pas
résisté à la tentation de se vanter lorsqu’il a annoncé, à deux
reprises, que les pêcheurs canariens peuvent retourner dans "eaux
territoriales marocaines". Alors, un sympathisant du Front Polisario
l’a interrompu en l’accusant de "vendre le Sahara" pour une poignée
de poissons, ce qui a entraîné l'expulsion de ce dernier de la
salle.
Le président du
Gouvernement a commis une flagrante erreur parce qu’une bonne partie
des eaux dans lesquelles vont pêcher les bateaux canariens ne sont
pas "marocaines" et appartiennent plutôt au Sahara Occidental
puisque situées au sud du parallèle 27’ 40.
C’est ainsi que le
rappellent plusieurs résolutions, la Charte de l’ONU, les pactes
internationaux et les avis d’experts indépendants qui tous
coïncident sur le fait que le Maroc ne peut s’arroger le droit
d’exploiter des eaux qui ne font pas partie de sa souveraineté parce
que en litige. C'est alors à l’ONU qu'il revient de trancher à qui
appartiennent ces eaux qui renferment les zones les plus
poissonneuses du monde et que le Maroc veut exploiter sans aucun
droit reconnu pour le faire.
Les paroles
prononcées hier par Zapatero ont mis en lumière le honteux accord
que l’UE ne devrait, en aucune manière, avoir signé. Le Gouvernement
espagnol, suivant l'exemple de celui à côté, a souscrit à cet accord
et Chirac, dont la position a toujours été de soutenir les thèses du
régime de Rabat, l’a applaudi.
Après avoir
rappelé que depuis l'abandon du Sahara Occidental en novembre 1975
et la mort de Franco aucun Gouvernement espagnol n'a reconnu la
souveraineté du Maroc, l'éditorialiste conclut:
La nouvelle
position du Gouvernement de Zapatero nous semble non seulement une
grave erreur politique et stratégique mais, bien plus, c’est un
abandon par l’Espagne du peuple sahraoui à son sort. L’Espagne en
laquelle les sahraouis ont toujours déposé confiance comme quoi elle
défendra leurs intérêts et sera à la hauteur de ses obligations".
(SPS)
020/090/000 161735
AVR 07 SPS |