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Madrid, 16/04/2007 (SPS) Le quotidien espagnol La Razon a
qualifié lundi de "trahison déshonorante" envers le peuple sahraoui
la politique du Gouvernement socialiste en Espagne sur le conflit du
Sahara Occidental, relevant qu’"il est loin le temps où les drapeaux
sahraouis ondulaient dans les congrès du PSOE" (parti socialiste
ouvrier espagnol).
La Razon a estimé
qu’après 3 ans de pouvoir socialiste, "deux choses sont claires":
l’Espagne "ne pèse que bien peu" dans les processus de négociation
et le président du Gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, "a
décidé d’abandonner le Front Polisario", décision qui signifie,
a-t-il considéré, l’utilisation de la cause sahraouie comme "monnaie
d’échange pour obtenir la bienveillance du régime marocain".
Dans un
commentaire publié sous le titre "Pauvre Polisario", le quotidien
écrit que "Zapatero a pris parti, avec une clarté aussi pragmatique
que honteuse", pour les thèses marocaines "fermant la porte au nez"
des sahraouis pour que le Maroc "concède quelques licences de pêche"
à la flotte espagnole et pour qu’un "frein soit mis à la pression
migratoire".
La Razon a
souligné cependant que les mesures marocaines sur la pêche et
l’immigration, qu’il a qualifié de "dérisoires au regard d’une
trahison aussi moralement déshonorante", ne peuvent être que de
caractère "provisoire", étant donné que, "si il y a une chose que le
Maroc sait gérer avec l’Espagne, c’est la politique de la carotte et
du bâton".
Le journal a
critiqué le Gouvernement socialiste pour avoir "torpillé le Plan
Baker et opté pour l’une des parties au conflit (le Maroc), qui tôt
ou tard, a-t-il affirmé, fera de nouveau pression (sur l’Espagne) à
sa convenance".
Il a ajouté que
"au milieu de tout cela, il y a les victimes (les Sahraouis) d’une
décolonisation bâclée dont le drame a toujours représenté une dette
historique pour l’Espagne". "Zapatero est en train de solder cette
dette en livrant les créanciers à leurs ennemis", conclut-il. (SPS)
020/090/700 161648
AVR 07 SPS |