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Madrid, 15/04/2007 (SPS) Le plan d’autonomie marocain est une
"manœuvre prétendant légaliser la situation d’occupation militaire
marocaine du Sahara Occidental et éviter le référendum
d’autodétermination" prévu dans toutes les résolutions des Nations
Unies, a affirmé le président de la Coordination des associations
espagnoles solidaires du peuple sahraoui (CEAS-Sahara), M. José
Taboada.
"On ne peut parler d’autonomie pour un territoire que
lorsqu’on exerce la souveraineté sur celui-ci. Cela a été bien
précisé par l’ex-secrétaire général des Nations Unis (Kofi Annan)
dans son dernier rapport sur la question du Sahara Occidental. La
souveraineté du Maroc sur ce territoire n’est reconnue par aucun
Etat", a souligné M. Taboada dans un entretien à Mundo Obrero, une
revue mensuelle éditée par le Parti communiste espagnol (PCE), dans
son numéro du mois d’avril.
"Le plan marocain
n’a aucune possibilité d’aboutir. Le Conseil de Sécurité ne peut
aller à l’encontre de l’un des fondements des Nations Unies, qui est
le droit à l’autodétermination et l’indépendance des peuples
colonisés", a déclaré le président de CEAS-Sahara.
Le responsable de
la Coordination --qui a passé son service militaire au Sahara
Occidental dans les années 70 et qui a été, note la revue, témoin de
l’invasion du territoire par le Maroc-- a mis en garde contre les
conséquences du plan marocain qui, a-t-il dit, "sape les fondements
de l’accord de cessez-le-feu conclu en 1991" entre le Maroc et le
Front Polisario, après 16 années de guerre.
"Le cessez-le-feu
avait été instauré avec l’engagement d’organiser un référendum
d’autodétermination, objectif pour lequel avait été créée la MINURSO
(Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental).
Si le référendum n’a pas lieu, le cessez-le-feu n’aurait plus de
sens", a-t-il observé.
Il a ajouté que
les Sahraouis, "qui sont attachés à la solution pacifique du conflit
et qui le demeureront jusqu’à l’ultime instant, esp |