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Washington, 01/04/2007 (SPS) Des membres du Congrès des
Etats-Unis ont adressé une lettre au président américain, George W.
Bush, formulant le vœu qu’il apporte, ainsi que son administration,
le soutien au droit du peuple du Sahara Occidental à
l’autodétermination, en appuyant la solution juste et finale à même
de rétablir la paix et la stabilité dans cette région du monde.
"Nous formulons le
vœu que vous et votre administration soutiendraient le droit à
l’autodétermination du Sahara Occidental, en faisant avancer le
droit à une solution juste et finale qui apporterait la paix et la
stabilité dans cette partie du monde", écrivent les sénateurs Russ
Feingold, président du sous comité Afrique à la Commission des
relations extérieures, James Inhofe, membre de la commission des
services armés et Patrick Leahy, membre de la Commission des
attributions de la Chambre haute du Congres.
Dans cette missive
datée du 29 mars, dont une copie a également été transmise à la
secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, au conseiller du président
Bush pour la sécurité nationale, Stephen Hadley et à l’ambassadeur
américain par intérim auprès de l’ONU, Alejandro Wolff, les
Congressmen américains rappellent la situation critique qui prévaut
au Sahara Occidental sous occupation marocaine et le drame du peuple
sahraoui confronté à un déni de droit et à la violation de ses
droits fondamentaux.
"Nous vous
écrivons pour exprimer notre profonde inquiétude sur la poursuite du
conflit au Sahara Occidental, ou malgré l’avis consultatif de la
Cour internationale de justice (1974) déniant au Maroc toute
souveraineté sur le territoire et le soutien (de la communauté
internationale) au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination,
la légalité internationale continue à être ignorée’’, soutiennent
les sénateurs américains, dans leur lettre.
Rappelant les
résolutions déjà prises par les Nations Unies, consacrant le
principe du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et
établissant, en 1991, une Mission des Nations Unies pour le
referendum au Sahara Occidental (MINURSO), les sénateurs américains
ont insisté que l’objectif de ce soutien et de cette reconnaissance
internationale est "d’organiser et de conduire à un referendum au
travers duquel le peuple du Sahara Occidental aura à choisir entre
l’indépendance ou l’intégration au Maroc".
Relevant les
incessantes violations des droits de l’homme dont sont victimes les
Sahraouis, et l’accumulation de centaines de millions de dollars
déjà dépensés pour la MINURSO, les parlementaires américains disent
regretter que "le Maroc, avec l’aide du Gouvernement français, au
Conseil de sécurité, contribue à faire échouer tous les efforts des
Nations Unies pour organiser un referendum libre, équitable et
transparent".
Les parlementaires
rappellent entre autres initiatives de la communauté internationale
pour amener la paix au Sahara Occidental, les accords signés à
Houston (Etats-Unis) en septembre 1997 par les deux parties en
conflit, le Maroc et le Front Polisario, et le plan de paix élaboré
par l’ancien Secrétaire d’Etat américain, James Baker, en sa qualité
d’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, plan adopté à
l’unanimité par le Conseil de sécurité, accepté par le Front
Polisario mais rejeté par le Maroc.
Par ailleurs, les
signataires de la lettre, s’inquiétant des "récentes tentatives" et
"manœuvres diplomatiques" du Gouvernement marocain de faire passer
un prétendu plan d’autonomie sur le territoire sahraoui, estiment
qu’une telle démarche n’est rien d’autre qu’une "violation flagrante
de la légalité internationale" et constitue "un déni du droit du
peuple sahraoui" à l’autodétermination.
"Le droit à
l’autodétermination est un principe majeur aux Etats-Unis et nous
voulons croire que votre administration ne s’associera pas à une
telle violation du droit fondamental de l’homme", écrivent les
Congressmen à l’adresse du patron de la Maison Blanche.
Faisant remarquer
que si la MINURSO, qui est soutenue financièrement par la Communauté
internationale et l’argent des contribuables américains, "venait à
changer de responsabilité, les parlementaires disent se réserver le
droit à reconsidérer le fait que les contribuables américains
n’ont pas à financer une opération de l’ONU ‘’qui viole la légalité
internationale".
Au chapitre des
violations des droits de l’homme, les Sénateurs, qui appuient le
fait que la MINURSO devrait prendre de façon délibérée et de façon
durable des actions pour protéger les droits fondamentaux y compris
la sécurité du peuple sahraoui, regrettent que la France continue à
faire obstruction au Conseil de sécurité et appellent la Mission
permanente américaine auprès de l’ONU à tout faire pour que le
Conseil accordent toute l’attention voulue a la situation au Sahara
Occidental.
Il est à rappeler
que le dossier du conflit du Sahara Occidental, inscrit depuis les
années 60 sur l’agenda annuel des Nations Unies, notamment de son
Assemblée générale, du Conseil de sécurité et de la quatrième
commission de décolonisation, doit faire l’objet, le 20 avril
prochain, à New York , d’un rapport que le secrétaire général, Ban
Ki-moon transmettra pour examen au Conseil de sécurité, qui aura
aussi à se prononcer sur la prorogation du mandat de la MINURSO.
L’examen du
dossier sahraoui intervient en pleine campagne diplomatique menée
par le Gouvernement de Rabat qui cherche à faire passer un plan
d’autonomie, déjà dénoncé par plusieurs capitales et organisations
régionales et des droits de l’homme et rejeté par le peuple
sahraoui et son représentant légitime, le Front Polisario, le
considérant dés lors comme une décision unilatérale en violation de
la légalité internationale et des accords déjà conclus. (SPS)
020/090/700 011100
Av 07 SPS |