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Bruxelles,
29/03/2007 (SPS) Le ministre délégué sahraoui pour l’Europe, Mohamed
Sidati a déclaré mercredi au Sénat belge (Bruxelles) que la "pseudo
solution d’autonomie" proposée par le Maroc "remet en cause le
cessez-le-feu que le Maroc et Front Polisario avaient accepté comme
partie intégrante du processus référendaire au Sahara Occidental".
Cependant, a-t-il
souligné devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat ou il
a été invité à donner le point de vue du Front Polisario, après un
exposé lundi du +plan d’autonomie+ marocain, les sahraouis
continueront à "privilégier la voie pacifique" pour le règlement du
conflit.
" Nous ne sommes
pas des va-t-en guerre, nous continuerons à suivre une voie
pacifique", a-t-il affirmé, ajoutant cependant qu'"il faut aussi
demander au Maroc de respecter la légalité internationale et le
droit du peuple sahraoui à l’autodétermination" et ne pas se
contenter de "prendre ce qui lui convient pour sa sécurité, le
cessez le feu".
"Le peuple
sahraoui est patient et a accepté de faire des concessions dans le
cadre du plan Baker, mais on ne peut pas lui demander de se jeter
dans le précipice'', a-t-il souligné.
Le Maroc " joue
avec le feu et cherche à entraîner le peuple sahraoui et ceux de la
région dans une tourmente prenant les risques qui avaient été évités
jusqu’ici, pour donner ses chances à la recherche d’une paix juste
et durable ", a-t-il dit.
M. Sidati a
déploré, par ailleurs, le projet "selon des rumeurs persistantes" de
vente d’armes belges au Maroc.
Le sénateur belge,
Pierre Galland, a défendu au cours de cette audition à la Commission
des Affaires étrangères, le principe selon lequel
"l’autodétermination doit rester le fondement de toute gestion de la
crise sahraouie, comme le stipulent, sans varier, les résolutions de
l’ONU depuis 1973".
Il a appelé le
Gouvernement belge à s’engager "plus activement" dans la recherche
d’une solution sous l’autorité de l’ONU, "en proposant la fin de la
guerre contre des garanties de négociations en lieu neutre, sur son
territoire, entre les deux belligérants, le Maroc et le Polisario".
La Belgique qui
assurera deux fois la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU les
deux prochaines années en sa qualité de membre non-permanent, a la
responsabilité, a-t-il dit, "d'écouter toutes les parties ", dans le
"respect du droit international" et des "plus faibles".
"Le conflit n’a
que trop duré, et ce n’est pas avec l’annexion qu’on va résoudre ce
conflit comme veut le faire le Maroc avec son +plan d’autonomie+",
a affirmé le sénateur belge.
Pour sa part, le
vice-président de la Commission des AE, le sénateur Josy Dubié, a
appelé au "respect de la légalité internationale" et au "droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui", espérant que le
Gouvernement belge s’emploiera à faire respecter ces principes.
Une troisième
intervenant, la députée flamande Jacinta De Broek a déploré pour sa
part les conditions de vie des sahraouis dans les camps de réfugiés
ou les provisions alimentaires se tarissent, et s'est indignée des
réactions au +plan d’autonomie+ de certains pays comme la France et
l’Espagne, "alors qu’on n’en connaît pas le contenu". (SPS)
020/090/700 290956
MAR 07 SPS |