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Londres,
27/03/2007 (SPS) Des membres de la municipalité de Londres ont
appelé le ministre d'Etat britannique chargé du Proche Orient et de
la sécurité internationale, M. Kim Howells à agir en faveur de
l'application des résolutions de l'ONU consacrant le droit du peuple
du Sahara Occidental à l'autodétermination.
Dans une lettre
adressée à Kim Howells, citée par l'APS, ces membres ont estimé que
le Royaume-Uni, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité,
"est en mesure de jouer un rôle vital pour trouver une solution
juste et pacifique au conflit de décolonisation au Sahara
Occidental".
"En votre qualité
de secrétaire d'Etat chargé du Proche Orient, nous vous appelons à
agir en urgence pour trouver une solution à cette question", ont
écrit les signataires de la lettre.
Les membres du
Labour à la municipalité de Londres ont été informés sur la
situation au Sahara Occidental à la faveur de leur rencontre, le
mois dernier à Londres, avec le militant sahraoui des Droits de
l'Homme, Ali Salem Tamek, précise la lettre, signée par M. John
Biggs, membre actif de la municipalité de Londres et du parti des
Travailleurs (au pouvoir).
"Cette question a
été débattue avec Ken Livingstone, maire de Londres et avec d'autres
membres du Labour à la municipalité de Londres". La nécessité de
mettre "en oeuvre les résolutions de l'ONU sur le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination" a également été discutée.
"Nous connaissons
parfaitement l'histoire diplomatique de cette région" soulignent les
membres, rappelant qu'en "1975, la Cour internationale de Justice (CIJ)
s'était prononcée en faveur du droit du peuple sahraoui à son
autodétermination".
"Il y a 16 ans, le
Conseil de sécurité mettait en place une mission de l'ONU pour
l'organisation d'un référendum (Minurso), mais ce référendum s'est
trouvé confronté à plusieurs obstacles, laissant ainsi perdurer la
colonisation du Sahara Occidental, qualifié par certains comme la
dernière colonie en Afrique", rappellent encore les auteurs de la
lettre.
Plus de 150.000
réfugiés vivent dans le rude désert algérien dans l'attente de leur
retour dans leur pays, souligne la lettre, ajoutant que "plusieurs
d'entre eux ont passé plus de trente années de leur vie dans les
camps de réfugiés".
La lettre
souligne, en outre, que le Maroc fait actuellement la promotion d'un
projet d'autonomie au Sahara Occidental, lequel prévoit pour les
sahraouis un parlement pouvant statuer en matière de politique
locale (...) mais qui laisse au Maroc le contrôle de tout ce qui a
trait au drapeau, à la devise, au timbre postal et à la gestion des
affaires religieuses". Un projet qui, selon la lettre, s'éloigne
entièrement des recommandations de l'ONU pour qui
l'autodétermination est une voie de règlement du conflit.
La lettre estime,
par ailleurs, qu'il existe un sentiment selon lequel le Royaume Uni
"n'a pas exercé suffisamment de pressions sur le Maroc pour l'amener
à assumer ses obligations prévues par le Droit international et à
accepter le plan Baker approuvé par le Conseil de sécurité en
2003".
Les auteurs de la
lettre ont, dans ce contexte, appelé la Grande Bretagne à exercer
une pression sur le Maroc pour que ce dernier accepte les décisions
de la légalité internationale.
Ils ont également
appelé à une action britannique pour garantir la sécurité du
militant sahraoui Ali Salem Tamek.
Les signataires
ont, à cet égard, précisé que Ali Salem Tamek, qui doit retourner à
El Aaiun vers la fin du mois, avait été incarcéré à son dernier
retour d'une visite à l'étranger, ajoutant "nous vous saurons gré
d’œuvrer en vue de garantir sa sécurité à son prochain
retour".(SPS)
020/090/700 271520
MAR 07 SPS |