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Paris,
24/03/2007 (SPS) Le Comité pour le Respect des Libertés et des
Droits humains au Sahara Occidental (CORELSO) a saisi les
ambassadeurs à Paris des pays membres du Conseil de Sécurité des
Nations Unies sur "les manœuvres dilatoires" du Maroc "pour empêcher
l’organisation d’un référendum d’autodétermination" du peuple
sahraoui.
L’ONG franco
sahraouie a indiqué samedi avoir adressé une lettre à l’ensemble des
ambassadeurs des pays membres du Conseil de Sécurité des Nations
Unies qui va se prononcer d'ici le 30 avril prochain sur la
situation au Sahara Occidental à partir d'un rapport du Secrétaire
général.
Dans cette lettre,
Le CORELSO rappelle que "le territoire du Sahara Occidental est
occupé depuis 1975 par le Maroc en toute illégalité comme l'a
confirmé la Cour Internationale de Justice de La Haye qui ne
reconnaît aucun lien de souveraineté territoriale entre le Sahara
Occidental et le Maroc".
L’ONG poursuit
qu’"en 1991, les parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario,
ont accepté, sous les auspices des Nations Unies, un cessez-le-feu
puis l'organisation d'un référendum d'autodétermination" mais que
"depuis cette date, le Maroc refuse de respecter ses engagements et
multiplie les manœuvres dilatoires pour empêcher la mise en œuvre du
Plan des Nations Unies qui a été adopté dans son intégralité par le
Front Polisario".
Le CORELSO ajoute
que le 31 octobre 2006, le Conseil de Sécurité a prolongé le mandat
de la MINURSO jusqu'au 30 avril 2007 et s'est une nouvelle fois
prononcé pour "une solution juste, durable et mutuellement
acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara
Occidental".
L’ONG franco
sahraouie attire l’attention sur le fait que "tout en poursuivant
une politique de répression contre les populations sahraouies des
territoires occupés qui manifestent pacifiquement, notamment depuis
mai 2005, pour exprimer leur droit à l'autodétermination, le Maroc a
lancé une initiative diplomatique vers les pays tiers pour essayer
de faire avaliser un +plan d'autonomie+ interne qui bafoue le droit
international".
Le CORELSO, créé
en décembre 2005 pour protester contre les violations des droits de
l'homme dans les territoires occupés et réclamer le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination, estime que les pays membres du
Conseil de sécurité peuvent "jouer un rôle constructif dans la
résolution de ce conflit qui dure depuis 1975".
Il demande aux
pays membres du Conseil de sécurité "d'intervenir pour que soit mené
à terme le processus de décolonisation du Sahara Occidental à
travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination
permettant au peuple sahraoui de décider librement de son avenir
conformément au plan des Nations Unies".
"Pour aboutir à
une solution mutuellement acceptable", le Conseil de sécurité
devrait amener le Maroc à renoncer à son plan d'autonomie et à
respecter ses engagements internationaux", estime cette association
qui appelle également, "face à l'aggravation de la répression des
forces marocaines contre la population sahraouie des territoires
occupés" à "inclure dans les compétences de la MINURSO la protection
des populations civiles sahraouies des territoires occupés et le
respect de leurs droits fondamentaux".
Le CORELSO, qui
s’est dit "prêt à une rencontre" avec le corps diplomatique à Paris
des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, a adressé une
lettre similaire à l’ambassadeur allemand à Paris dont le pays
préside le Conseil de l’Union Européenne pour ce premier semestre
2007. (SPS)
020/090/700 241620
MAR 07 SPS |