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Londres,
24/03/2007 (SPS) Le Front Populaire de Libération de la Saquia Hamra
et du Rio Oro (Polisario) a appelé, vendredi, certains titres de la
presse arabe à faire preuve d'"objectivité" dans le traitement du
conflit au Sahara Occidental et à ne pas se laisser influencer par
l'approche marocaine.
Dans leur
couverture de ladite initiative marocaine d'autonomie et des
tournées effectuées par des émissaires marocains dans plusieurs pays
influents, les médias arabes "donnent l'impression que nous
assistons à un événement hors du commun et un pas courageux visant à
trouver une solution à un conflit qui a trop duré", a affirmé le
représentant du Polisario au Royaume-Uni et en République d'Irlande,
Dr Sidi Mohamed Omar, dans une longue analyse publiée par le
quotidien londonien d'expression arabe El-Qods El-Arabi.
"Cet intérêt
excessif" accordé par les médias arabes à "l'initiative marocaine"
est dû, selon le responsable sahraoui, à deux éléments. Le premier
étant "l'ignorance absolue de la genèse du conflit au Sahara
Occidental, ce qui est impardonnable compte tenu de l'intérêt
croissant accordé par les médias occidentaux à plusieurs aspects de
ce conflit arabo-arabe qui dure depuis plus de trois décennies".
Le deuxième
élément est lié à la reproduction "consciente ou inconsciente" des
informations relayées par les médias marocains sur les dimensions de
ce problème, sans avoir au préalable vérifié leur authenticité et
leur véracité, et au "mépris des principes de professionnalisme et
de déontologie journalistiques", a-t-il précisé.
Le responsable
sahraoui a, par ailleurs, passé en revue l'histoire du conflit et
l'essence de l'initiative marocaine, ainsi que le long processus de
règlement parrainé par les Nations Unies et qui était censé aboutir
à l'organisation d'un référendum d'autodétermination sous l'égide de
l'organisation onusienne.
Dr Sidi Omar a,
par ailleurs, affirmé que le Maroc "qui bénéficie de l'aide de
certains de ses alliés européens, semble aujourd’hui continuer à
aller de l'avant dans sa politique visant à amener la communauté
internationale à légitimer sa présence et à annexer le Sahara
Occidental, après avoir échoué en la matière aux plans militaire et
juridique".
Le rejet marocain,
clair et explicite, d'un référendum d'autodétermination au Sahara
Occidental comme solution démocratique et libre, en dit long sur la
crainte marocaine de voir les sahraouis se prononcer librement en
faveur de l'indépendance, a-t-il précisé.
Le Front Populaire
de Libération de la Saquia Hamra et du Rio Oro (Polisario) a appelé,
vendredi, certains titres de la presse arabe à faire preuve
d'"objectivité" dans le traitement du conflit au Sahara Occidental
et à ne pas se laisser influencer par l'approche marocaine.
Dans leur
couverture de ladite initiative marocaine d'autonomie et des
tournées effectuées par des émissaires marocains dans plusieurs pays
influents, les médias arabes "donnent l'impression que nous
assistons à un événement hors du commun et un pas courageux visant à
trouver une solution à un conflit qui a trop duré", a affirmé le
représentant du Polisario au Royaume-Uni et en République d'Irlande,
Dr Sidi Mohamed Omar, dans une longue analyse publiée par le
quotidien londonien d'expression arabe El-Qods El-Arabi.
"Cet intérêt
excessif" accordé par les médias arabes à "l'initiative marocaine"
est dû, selon le responsable sahraoui, à deux éléments. Le premier
étant "l'ignorance absolue de la genèse du conflit au Sahara
Occidental, ce qui est impardonnable compte tenu de l'intérêt
croissant accordé par les médias occidentaux à plusieurs aspects de
ce conflit arabo-arabe qui dure depuis plus de trois décennies".
Le deuxième
élément est lié à la reproduction "consciente ou inconsciente" des
informations relayées par les médias marocains sur les dimensions de
ce problème, sans avoir au préalable vérifié leur authenticité et
leur véracité, et au "mépris des principes de professionnalisme et
de déontologie journalistiques", a-t-il précisé.
Le responsable
sahraoui a, par ailleurs, passé en revue l'histoire du conflit et
l'essence de l'initiative marocaine, ainsi que le long processus de
règlement parrainé par les Nations Unies et qui était censé aboutir
à l'organisation d'un référendum d'autodétermination sous l'égide de
l'organisation onusienne.
Dr Sidi Omar a,
par ailleurs, affirmé que le Maroc "qui bénéficie de l'aide de
certains de ses alliés européens, semble aujourd’hui continuer à
aller de l'avant dans sa politique visant à amener la communauté
internationale à légitimer sa présence et à annexer le Sahara
Occidental, après avoir échoué en la matière aux plans militaire et
juridique".
Le rejet marocain,
clair et explicite, d'un référendum d'autodétermination au Sahara
Occidental comme solution démocratique et libre, en dit long sur la
crainte marocaine de voir les sahraouis se prononcer librement en
faveur de l'indépendance, a-t-il précisé.
Dr. Sidi Omar
explique que "c'est cet élément fondamental qui démontre l'inanité,
juridique et politique, de la proposition marocaine et il semblerait
qu'il n'ait pas suscité l'attention des médias arabes en question,
peut-être par méconnaissance du contenu même de la proposition
marocaine ou à cause de leur sensibilité injustifiée à l'égard de
tous ce qui a trait à la démocratie, en tant qu'outil et culture
politique et sociale".
Pour mieux
démontrer la nullité de l'approche marocaine et ses mensonges qui
ont induit en erreur les médias arabes, il a soutenu que "la
proposition marocaine s'appuie sur l'hypothèse que le Sahara
Occidental fait partie du territoire marocain, alors que ceci n'a
aucun fondement juridique ou politique, puisqu'en réalité le Maroc
n'exerce aucun type de souveraineté sur le Sahara Occidental".
"La proposition
fixe, préalablement et unilatéralement, le choix des sahraouis,
s'inscrivant à contre sens de l'esprit et du contenu du principe de
l'autodétermination à même d'assurer au peuple sahraoui son droit de
décider son avenir politique, à travers un choix libre et
démocratique entre un ensemble d'options y compris l'indépendance",
a expliqué le responsable sahraoui.
La proposition
"dénie la réalité nationale sahraouie, produit de plus de 30 ans de
combat libérateur et d'édification institutionnelle, mais aussi de
l'aspiration du peuple sahraoui à l'indépendance, comme l'ont montré
et le montrent encore les manifestations pacifiques qui se déroulent
ces derniers jours dans les territoires sahraouis", a t-il martelé.
Dr. Sidi Omar a
expliqué, dans la foulée, que la proposition marocaine, en
contradiction avec l'appel incessant du Conseil de sécurité de l'ONU
qui énonce la nécessité d'un règlement au conflit du Sahara
Occidental, accepté par les deux parties et qui garantit le droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination, n'est autre qu'une approche
unilatérale et qui , au demeurant, n'obéit pas à la condition
fondamentale sus-citée.
"Une telle
proposition implique un grave danger en ce sens que toute tentative
d'imposer au peuple sahraoui l'option d'autonomie suscitera en fait
davantage de tensions qui menaceraient la stabilité du territoire et
la région entière et hypothéquerait toutes les aspirations à un
règlement juste et durable du conflit au Sahara Occidental", affirme
le responsable sahraoui. (SPS)
020/090/700 241100
MAR 07 SPS |