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Paris
21/03/2007 (SPS) Le Comité franco sahraoui pour le Respect des
Libertés et des Droits humains au Sahara occidental (CORELSO) a
appelé les candidats à la présidentielle française à définir les
mesures qu'ils prendront pour "mener à terme le processus de
décolonisation du Sahara Occidental à travers l'organisation d'un
référendum d'autodétermination permettant au peuple sahraoui de
décider librement de son avenir".
Dans une lettre
adressée à ces candidats, le CORELSO les invite également à faire
connaître les mesures "pour faire pression sur le Maroc pour qu'il
abandonne son +plan d'autonomie+ et qu'il respecte ses engagements
internationaux".
"Nous aimerions
connaître votre position sur la question du Sahara Occidental qui
concerne la France au premier chef, d'abord comme membre permanent
du Conseil de sécurité des Nations unies mais aussi en raison de ses
liens privilégiés avec le Maroc", écrit le CORELSO dans sa lette
dont une copie est parvenue à l’APS.
"Comme vous le
savez, le territoire du Sahara Occidental est occupé depuis 1975 par
le Maroc en toute illégalité comme l'a confirmé la Cour
Internationale de Justice de La Haye qui ne reconnaît aucun lien de
souveraineté territoriale entre le Sahara Occidental et le Maroc", a
rappelé le CORELSO.
Il a précisé qu’en
"1991, les parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, ont
accepté, sous les auspices des Nations unies, un cessez-le-feu puis
l'organisation d'un référendum d'autodétermination" mais que "depuis
cette date, le Maroc refuse de respecter ses engagements et
multiplie les manœuvres dilatoires pour empêcher la mise en œuvre du
plan des Nations unies qui a été adopté dans son intégralité par le
Front Polisario".
"Le 31 octobre
2006, le Conseil de Sécurité s'est une nouvelle fois prononcé pour
une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental", rappelle l’ONG
franco sahraouie, notant que l’instance onusienne a "également
prolongé le mandat de la MINURSO jusqu'au 30 avril 2007 et chargé le
secrétaire général (de l'ONU) de préparer un nouveau rapport sur la
situation au Sahara Occidental".
Le CORELSO a aussi
rappelé que "tout en poursuivant une politique de répression contre
la population sahraouie des territoires occupés qui manifestent
pacifiquement, notamment depuis mai 2005, pour exprimer leur droit à
l'autodétermination, le Maroc a lancé une initiative diplomatique
vers les pays tiers pour essayer de faire avaliser un +plan
d'autonomie+ interne qui bafoue le Droit international".
Le CORELSO a
interpellé, à cet égard, les douze candidats à la présidentielle
française sur les mesures à prendre pour "faire la clarté sur le
sort de plus de 500 civils et prisonniers de guerre sahraouis
disparus, certains depuis plus de 30 ans", et pour "empêcher la
prospection et l'exploitation des ressources naturelles du Sahara
Occidental".
"Contraindre le
Maroc à arrêter sa politique de répression dans les territoires
occupés, à reconnaître aux habitants sahraouis la liberté
d'information, d'association, de manifestation et de circulation et
à lever le véritable état de siège militaire et médiatique imposé au
Sahara Occidental" et "obtenir la libération des prisonniers
politiques sahraouis", composent la seconde série de questions
adressées par le CORELSO aux candidats français.
La troisième série
de questions, qui se réfère à une mission dans les territoires
occupés du Sahara Occidental de la Commission des Droits de l'Homme
des Nations unies, soulève les moyens de "mettre un terme à la
répression qui vise notamment les défenseurs sahraouis des droits de
l'homme".
Le CORELSO demande
également aux candidats s'ils comptent "engager un processus de
reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD),
membre fondateur de l'Union africaine, qui a été reconnue par 82
pays dans le monde", et souhaite en outre connaître leurs intentions
sur les mesures à envisager pour "sensibiliser la population
française sur la question du Sahara Occidental et ses enjeux et pour
favoriser une information plus objective" sur ce problème de
décolonisation. (SPS)
020/090/700 211015
MAR 07 SPS
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