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Madrid,
15/03/2007 (SPS) Le +plan d’autonomie+ marocain sur le Sahara
Occidental est "inacceptable" parce qu’il viole les principes
politiques et juridiques définis par les Nations Unies pour le
règlement du conflit du Sahara Occidental, a affirmé mercredi soir
un député espagnol.
Dans une
intervention au Congrès des députés (chambre basse du Parlement), en
présence du président du Gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero,
le député du parti Coalicion canaria, Roman Rodriguez, a interpellé
le chef de l’exécutif sur la "modification" de la "position
traditionnelle de l’Espagne de ces 30 dernières années" sur le
conflit du Sahara Occidental.
"La proposition
marocaine d’autonomie pour le Sahara génère confusion et rejet de la
part de l’opinion publique espagnole et de l’autre partie au
conflit, le Front Polisario.
La proposition est
inacceptable parce qu’elle viole deux principes de base de la
doctrine politique et juridique établie par les Nations Unies sur le
conflit", a observé M. Roman Rodriguez.
"Le premier (de
ces principes) est que les propositions ne peuvent être unilatérales
et celle-ci l’est et, de plus, elle a été catégoriquement rejetée
par l’autre partie au conflit. En second lieu, parce que, de fait,
elle nie le droit à l’autodétermination qui fait partie intégrante
de cette doctrine", a-t-il précisé.
Le député a relevé
que, considérant, entre autres, la "vente d’armement au Maroc" et la
"tiédeur" manifestée par le Gouvernement socialiste espagnol dans la
"dénonciation des violations des droits de l’homme dans les
territoires occupés" du Sahara Occidental, "on peut conclure" qu’il
y a de sa part un "changement de position sur le conflit".
L’intervention du
Roi Juan Carlos mardi à Alger et les deux motions approuvées par le
congrès des députés, appuyant le droit du peuple sahraoui à libre
détermination, indiquent que l’Espagne doit jouer un rôle de défense
de la légalité internationale sur cette question", a-t-il affirmé.
(SPS)
020/090/700
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