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Paris,
13/03/2007 (SPS) Le Comité pour le respect des droits humains au
Sahara Occidental (CORELSO) a souligné au Président du Conseil de
l’Union Européenne, M. Frank-Walter Steinmeier, que "le Maroc est
seul responsable de l'impasse"dans le règlement de la question
sahraouie, a indiqué lundi cette ONG franco sahraouie.
Dans une lettre
adressée au président du Conseil de l’UE, le CORELSO, baséà Paris, a
souligné que "si, comme vous le signalez, ce conflit se trouve dans
l'impasse, c'est uniquement à cause du Maroc qui multiplie, depuis
le cessez-le-feu de 1991, les obstacles et les manœuvres de
retardement pour empêcher la mise en œuvre du plan de règlement des
Nations unies avec un référendum d'autodétermination conformément à
la résolution 1495 de juillet 2003 (Plan Baker), alors que ce plan a
été accepté dans son intégralité par le Front Polisario".
"Aujourd'hui, le
Maroc veut franchir une nouvelle étape pour essayer de légitimer sa
politique d'annexion et d'occupation du Sahara Occidental avec son
plan d'autonomie interne qu'il veut imposer de façon unilatérale au
mépris de la légalité internationale fondée sur le droit des
peuples, en l'occurrence le peuple sahraoui, à disposer d'eux-mêmes
", a ajouté le CORELSO.
L’ONG franco
sahraouie, estime que" l'Union européenne peut et doit jouer un rôle
constructif dans la résolution de ce conflit qui n'a que trop duré.
Ce rôle ne peut se concevoir que par la défense de la légalité
internationale et le respect du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination".
Elle a considéré
que "les relations privilégiées de l'UE avec le Maroc, notamment
dans le cadre de l'accord d'association, devraient être utiles pour
convaincre les autorités marocaines d'honorer leurs engagements
devant la communauté internationale et de se conformer à la légalité
et au droit".
A cet égard, le
CORELSO demande "de faire adopter par la Présidence du Conseil une
déclaration appuyant le plan des Nations unies fondé sur
l'autodétermination du peuple sahraoui qui devrait permettre enfin
le parachèvement du processus de décolonisation du Sahara
Occidental".
L’association
demande aussi au Président du Conseil de l’UE "de recevoir une
délégation de l'autre partie au conflit, le Front Polisario ".(SPS)
020/090/700
131120 MAR 07 SPS |