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Chahid El Hafed,
11/03/2007, (SPS) ) Le Conseiller de James Baker, Hurst Hannum, qui
a aidé le Secrétaire d’Etats américain dans l’élaboration du "Plan
Baker" a considéré que le Maroc "n’a point d’autorité pour imposer
une solution unilatérale au Sahara Occidental", dans une opinion
qu’il a publié dans le journal "International Herald tribune", en
réaction à une opinion publié le 3 mars dans "The New York Times",
par un ex-ambassadeur américain, Frederick Vreeland.
Il a d’autre part,
souligné que la question du Sahara Occidental est un problème de
décolonisation, rappelant que la Court International de Justice de
La Hayes avait clairement affirmé "le droit des sahraouis à la
décolonisation et à l’autodétermination".
Voilà le texte
intégral de l’Opinion traduite de l’Anglais par SPS:
International
Herald tribune
"Le Maroc et le
Sahara Occidental
En tant que
conseiller de James Baker durant l’élaboration du plan qui fut connu
sous le nom du "Plan Baker" pour le Sahara Occidental, je me vois
dans l’obligation d’exprimer mon désaccord avec l’argument pro
marocain déclaré par l’Ambassadeur Frederick Vreeland en faveur
d’une autonomie pour le Sahara Occidental dans son opinion
intitulée: "Sage proposition d’un jeune roi", (parue le 3 mars).
Il est
particulièrement évident que les revendications marocaines de
souveraineté sur le Sahara Occidental ne sont nulle part rejeté plus
clairement comme ils le sont par la Cour internationale de Justice
en 1975 dans une opinion consultative, qui a d’ailleurs réaffirmé le
droit des Sahraouis à la décolonisation et à l’autodétermination.
Quant à la Marche marocaine de 1975 pour "réclamer" le Sahara
Occidental, cité par M. Vreeland, il faut rappeler qu’elle a été une
entreprise du gouvernement et fut largement condamnée.
D’autre part,
toutes les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU
dans les dernières années réaffirment le droit du peuple sahraoui à
décider de son propre destin, seulement le Maroc rejette constamment
toute proposition qui peut permettre la détermination du sort du
Sahara Occidental à travers un référendum libre.
La proposition
d’autonomie avancée par le roi Mohamed VI peut bien être une
solution des plus sensibles pour le Sahara Occidental, et le
Gouvernement sahraoui en exile et le peuple sahraoui doivent
l’étudier sérieusement, mais, il faut souligné aussi que le Maroc
n’a aucune autorité pour pouvoir imposer une solution unilatérale.
De son côté, le
Conseil de sécurité des Nations Unies ne doit pas adopté de décision
qui va à l’encontre des désires du peuple du Sahara Occidental.
Hurst
Hannum, de Hong Kong".
(SPS)
060/090/000 111822
MAR 07 SPS |