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Madrid,
10/03/2007 (SPS) Le président du Parti communiste espagnol (PCE),
Felipe Alacaraz, a affirmé vendredi que la position du Gouvernement
socialiste sur le conflit du Sahara Occidental va "contre les
intérêts de l’Etat" espagnol, l’accusant d’avoir "rompu le
consensus" qui existait en Espagne autour de cette question.
Le président du
Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, "a rompu le
consensus sur le Sahara Occidental" lors du sommet hispano-marocaine
de Rabat et "cédé au chantage permanent du Maroc", en matière
"d’immigration, de pêche et de terrorisme", a déclaré M. Alcaraz.
"Le Gouvernement a
pris des décisions qui vont contre les intérêts de l’Etat (espagnol)
et du peuple sahraoui", rappelant dans ce contexte que la "vente
massive d’armes" par l'Espagne au Maroc a été dénoncée par
l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty
International.
Le parti Bloc
nationaliste galicien (BNG) a, de son côté, demandé la comparution
du ministre des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, pour
s’expliquer sur le "changement de la politique extérieure
espagnole'' sur la question sahraouie.
La députée du BNG
au Congrès (chambre basse du Parlement national), Maria Olaia
Fernandez, a affirmé que le +plan d’autonomie+ marocain sur le
Sahara Occidental, "rejeté catégoriquement" par le Front Polisario,
"viole les résolutions des Nations Unies sur le droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination" et "tente d’imposer une solution
coloniale honteuse".
"L’attitude du
Gouvernement espagnol n’est pas à la hauteur de ses
responsabilités", a souligné Mme Fernandez qui a déploré, elle
aussi, la "vente massive" de matériel militaire au royaume du Maroc
qui "encourage" Rabat à "persister dans ses violations des droits de
l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental".
Le président de la
fédération des associations de solidarité avec le peuple sahraoui de
la région d’Andalousie, Francisco Guerrero, a, quant à lui, déclaré
que la position du Gouvernement espagnol sur la Sahara Occidental
est "en contradiction avec la légalité internationale". Il a averti
que "seul" le peuple sahraoui a la "légitimité" requise pour décider
de son destin. (SPS)
020/090/700 101210
MAR 07 SPS |