|
Madrid,
08/03/2007 (SPS) Le secrétaire chargé des relations internationales
au Parti populaire (PP, principal parti d’opposition en Espagne), M.
Jorge Moragas, a déclaré mercredi que la "gauche, qui a toujours
appuyé la cause sahraouie, devrait se sentir honteuse" de la
position du gouvernement socialiste espagnol sur le conflit du
Sahara Occidental, a reporté l'agence de presse algérienne, APS.
Dans des
déclarations à la presse, M. Moragas a estimé que le gouvernement
socialiste, par sa prise de position lors de la réunion de haut
niveau maroco-espagnole de Rabat, a "rompu le principe de neutralité
active" qui caractérisait la "position traditionnelle" de l’Espagne,
affirmant que ce pays "a cessé d’avoir une position propre" sur ce
conflit.
"Zapatero (NDLR:
le président du gouvernement espagnol) a pris parti publiquement
pour l’une des parties en conflit", a-t-il relevé, rappelant qu’il
avait, des son accession au pouvoir, "écarté" le Plan Baker pour
l’autodétermination du peuple sahraoui, approuvé à l’unanimité des
membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Pour le
responsable du Parti Populaire la politique du gouvernement espagnol
sur la question sahraouie "conclut une série d’erreurs
diplomatiques", "élimine le rôle de médiateur que jouait l’Espagne"
dans le conflit et démontre que le principe de la légalité
internationale est utilisé par le gouvernement "en fonction des
circonstances".
Le parti Gauche
républicaine de Catalogne (ERC, formation représentée au Parlement
national) a affirmé, de son côté, que le peuple sahraoui a le droit
de décider "librement de son avenir à travers un référendum
d’autodétermination".
"C’est le peuple
sahraoui qui doit décider quel sera son avenir. Entraver cette libre
décision revient à décevoir les aspirations de ce peuple", a affirmé
le président du groupe parlementaire de ce parti au Congrès des
députés, M. Agusti Cerda.
"Le destin de tout
un peuple ne peut être décidé sur la base d’accords économiques"
entre l’Espagne et le Maroc, a-t-il prévenu, en plaidant pour une
"solution démocratique" au conflit du Sahara Occidental qui "passe
nécessairement, par une consultation référendaire du peuple
sahraoui", qui avait été "livré à son sort par l’Etat espagnol" en
1975. (SPS)
060/090/700
081930 MAR 07 SPS |