|
Madrid,
06/03/2007 (SPS) La Coordination des associations espagnoles de
solidarité avec le peuple sahraoui (CEAS-Sahara) a appelé lundi le
président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, à
"appuyer sans réserve les résolutions des Nations Unies" sur le
Sahara Occidental durant la réunion de haut niveau hispano-marocaine
qui se tient à Rabat les 5 et 6 mars.
Dans un communiqué
rendu public à cette occasion, la CEAS-Sahara a relevé que le "plan
d’autonomie" marocain sur le Sahara Occidental "prétend légitimer
l’occupation illégale" du territoire et souligné à l’attention de M.
Zapatero que les relations entre l’Espagne et le Maroc "ne peuvent
être construites au détriment de la légalité internationale".
"L’exigence du
Maroc à l’Espagne d’oublier les Sahraouis en contrepartie de
l’établissement de bonnes relations de voisinage signifie soumettre
notre gouvernement à un chantage inacceptable et constituerait un
signe de faiblesse et une concession qui supposerait une trahison
envers la partie faible", a averti l’organisation qui regroupe des
centaines d’associations à travers tout le territoire espagnol.
La Coordination a
observé, à cet égard, que "toute solution ne prévoyant pas
l’organisation d’un référendum d’autodétermination, tel qu’établi
dans les résolutions des Nations Unies, est vouée à l’échec et au
blocage et augmenterait la tension politique dans la zone".
"Le respect de la
légalité internationale et la défense des droits légitimes du peuple
sahraoui sont l’unique réponse à notre responsabilité historique"
dans le conflit du Sahara Occidental, a-t-elle affirmé.
La Coordination a,
dans ce contexte, appelé le gouvernement espagnol à "suspendre" le
contrat de réarmement de l’armée marocaine et la "vente annoncée de
matériel de guerre" pour une valeur de 200 millions d’euros, étant
donné, a-t-elle fait remarquer, que les caractéristiques de ce
matériel indiquent que l’objectif recherché est la "reprise des
hostilités et l’intensification de la répression au Sahara
Occidental".
"Nous ne devons
pas renforcer un pays qui de façon réitérée et systématique a refusé
de se conformer aux résolutions des Nations Unies et qui viole les
droits de l’homme au Sahara Occidental", souligne le communiqué.
S’agissant de ce
dernier point, la Coordination a demandé à M. Zapatero de "ne pas
renoncer à l’éthique" et d’exiger de ses interlocuteurs marocains le
"respect des droits de l’homme au Sahara Occidental, la libération
immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis et une
enquête sur le sort de plus de 500 civils sahraouis disparus et 151
prisonniers de guerre".
La Coordination a
enfin dénoncé la "spoliation des ressources naturelles" du peuple
sahraoui à travers "l’accord de pêche illégal" entre le Maroc et
l’UE, qui englobe les eaux territoriales sahraouies, "sur
lesquelles, au regard du droit international, le Gouvernement
marocain n’exerce aucun droit d’administration".
"Le Gouvernement
espagnol ne peut être complice des violations des droits de l’homme,
ni tirer profit de l’exploitation illégale des ressources naturelles
du Sahara Occidental, ni vendre des armes à un pays en conflit
permanent avec tous ses voisins. Ce n’est pas acceptable moralement
et ce n’est pas productif politiquement", a conclu la Coordination.
(SPS)
020/090/700 061120
MAR 07 SPS |