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Madrid, 06/03/2007 (SPS)
Le coordinateur de Gauche unie (Izquierda Unida, 3ème force
politique en Espagne), Gaspar Llamazares, a demandé lundi au
Gouvernement espagnol d’assumer la "dette historique" de l’Espagne
envers le peuple sahraoui en "appuyant son droit à
l’autodétermination".
Dans une conférence de presse
animée au siège de son parti, M. Llamazares a affirmé, en se
référant à la réunion de haut niveau hispano-marocaine qui s’est
ouverte lundi à Rabat, qu’entretenir de "bonnes relations de
voisinage" avec le Maroc n’est pas incompatible avec le fait que
"l’Espagne assume sa dette historique et culturelle envers le peuple
sahraoui".
Il a précisé que cette dette
implique "l’appui au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination,
conformément aux résolutions des Nations Unies".
Le coordinateur de Gauche unie a
souligné que son parti est contre l’utilisation de la question
sahraouie comme "monnaie d’échange" dans les relations entre
l’Espagne et le Maroc. "Que le Gouvernement cesse d’utiliser le
peuple sahraoui et s’en tienne aux résolutions des Nations Unies en
faveur de l’autodétermination", a-t-il déclaré.
Le porte-parole du Parti
Populaire (PP, principal parti d’opposition) à la Commission des
Affaires étrangères du Congrès des députés, Gustavo de Aristegui, a,
de son côté, dans des déclarations à la presse, demandé au
Gouvernement de revenir à la politique de "neutralité active" et de
"bon sens" qui a constitué la "position traditionnelle" de l’Espagne
depuis 1977 sur le conflit du Sahara Occidental. (SPS)
020/090/700 061125 MAR 07SPS |