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Londres, 22/02/2007 (SPS) Mme Nicole Piché, coordonnatrice de
la commission parlementaire des droits de l'Homme à la chambre
britannique des communes a exprimé, mercredi, ses vives
préoccupations face à la détérioration de la situation des droits de
l'Homme dans les territoires sahraouis occupés.
Mme Piché a déclaré suivre avec grand intérêt
l'évolution de la situation
des droits de l'Homme au Sahara Occidental et souligné sa volonté
d'œuvrer à sensibiliser le Gouvernement britannique à la
détérioration de la situation, et les difficultés rencontrées
notamment par les militants des droits de l'homme.
Le Gouvernement britannique doit assumer pleinement
ses responsabilités
et forcer le respect des droits fondamentaux du peuple sahraoui de
décider de son sort en toute liberté et démocratie, a estimé la
responsable britannique, citée par Ali Salem Tamek, militant
sahraoui des droits de l'Homme.
Mme Piché a réitéré sa position lors d'une audience
accordée à l'ex-détenu
d'opinion sahraoui, M. Ali Salem Tamek qui se trouve, depuis
quelques jours, en Grande Bretagne.
La rencontre a permis au militant sahraoui de faire
part à Mme Piché
du développement de la situation des droits de l'Homme au Sahara
Occidental et des graves violations commises par les autorités
marocaines à l'encontre des civiles sahraouis, des violations,
a-t-il souligné, mentionnées aussi bien dans les rapports du Haut
commissariat aux droits de l'Homme et d'Amnesty International que
dans le rapport annuel du Foreign Office, sur la situation des
droits de l'Homme à travers le Monde.
Les déclarations de Mme Piché coïncident avec la
visite, à Londres, d'une délégation ministérielle marocaine,
conduite par le ministre de l'Intérieur et le Chef des
renseignements extérieurs dans le cadre de la promotion du plan
"d'autonomie" présenté par le Maroc comme solution au conflit du
Sahara Occidental.
Ce plan, rappelle-t-on, a été rejeté par le Front
Polisario qui le considère comme projet marocain unilatéral
contraire à la légalité internationale qui traduit l'intention du
Maroc de se dérober de ses engagements à organiser un référendum
d'autodétermination libre et honnête, sous la supervision de l'ONU.
Le Front Polisario rappelle, à ce sujet, que le
Conseil de sécurité n'a pas demandé au Maroc ni au Front Polisario
de présenter une alternative au plan onusien de règlement du conflit
au Sahara Occidental.
Par ailleurs, M. Tamek a été reçu au siège de Tower
Hamlets, Town Hall par des élus locaux, avant d'animer une
séance-débat avec des lycéens, durant laquelle il a eu à répondre à
une série de questions sur la situation générale au Sahara
Occidental, et en particulier celle des droits de l'Homme. (SPS)
020/090/700
221115 FEV 07 SPS
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