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Dans une lettre adressée au Secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, le président sahraoui a dénoncé "l’intervention
sauvage perpétrée depuis vendredi dernier par les forces de
répression marocaines contre les manifestants sahraouis qui
appelaient pacifiquement l’autodétermination du peuple sahraoui, la
libération des prisonniers politiques sahraoui et respect de droits
les plus élémentaires dans les territoires occupés du Sahara
Occidental".
Il a également exhorté le SG de l’ONU à "intervenir
auprès du Maroc pour l’amener à faire toute la lumière sur le sort
de plus de 500 civils disparus et de 151 prisonniers de guerre
sahraouis en ses mains et à l'arrêt des violations des droits
de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental".
Le président de la République a en outre appelé à
l’élargissement des prérogatives de la Mission des Nations Unies
pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO),
à la protection des civils sahraouis, ainsi que la levée de l’état
de siège médiatique et militaire imposé au Sahara Occidental depuis
son occupation par le Maroc en 1975.
M. Abdelaziz avait appelé dans une première lettre
adressée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en début de
février courant, à la mise en œuvre des recommandations de la
Commission des droits de l’Homme de l’ONU, appelant à "permettre au
peuple sahraoui de s’exprimer en toute liberté sur l’avenir de son
pays".
Cette commission avait qualifié la situation des
droits humains dans les territoires occupés de "très critiques",
dans un rapport qu’elle avait élaboré après sa visite au Sahara
Occidental en mai 2006.
"Le peuple sahraoui n’est pas uniquement privé de son
droit à l’autodétermination, mais il est également privé de tous ses
droits les plus élémentaires, notamment ceux en relation au droit à
l’autodétermination", avait conclu la Commission onusienne de droits
de l’Homme, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/100 221350 FEV 07 SPS
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