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Paris, 22/02/2007 (SPS) Le Comité
pour le respect des libertés
et des droits humains au Sahara Occidental (CORELSO), basé
à
Paris, a appelé
la France à
"jouer un rôle
constructif" dans le règlement
de la question sahraouie en "respectant le droit du peuple sahraoui
à
l’autodétermination",
a-t-on appris mercredi auprès
de cette ONG franco sahraouie, citée par l’APS.
Dans une lettre adressée
le 17 février
dernier au président
français,
M. Jacques Chirac, le Corelso a rappelé
les "engagements des Nations Unies, auxquels la France a souscrit
comme membre permanent du Conseil de Sécurité,
pour que le peuple sahraoui puisse décider
de son avenir en exerçant
son droit à
l'autodétermination".
Pour le Corelso, "le plan d'autonomie, que le Maroc
veut imposer de façon
unilatérale,
bafoue la légalité
internationale fondée
sur le droit des peuples à
disposer d'eux-mêmes".
"Vous n'ignorez pas que le Sahara Occidental est
occupé
par le Maroc depuis 1975 en toute illégalité,
comme l'a confirmé
la Cour Internationale de Justice de La Haye qui ne reconnaît
pas la souveraineté
du Maroc sur ce territoire", écrit
Aline Pailler, co-présidente
du Corelso, dans cette lettre adressée
au chef de l’Etat
français.
L’association
a aussi rappelé
que "depuis le cessez-le-feu conclu en 1991 et la création
de la MINURSO, le Maroc multiplie les obstacles et les manœuvres de
retardement pour empêcher
la mise en oeuvre
du plan de règlement
des Nations Unies avec un référendum
d'autodétermination
conformément
à
la résolution
1495 de juillet 2003 (Plan Baker), alors que ce plan a
été
accepté
dans son intégralité
par le
Front Polisario".
"Aujourd'hui, le Maroc franchit une nouvelle
étape
dans sa politique d'annexion : bafouant toutes les résolutions
des Nations Unies, il s'arroge le droit de décider
du sort du Sahara Occidental au lieu et place du peuple sahraoui
pour le maintenir sous son joug colonial", a souligné
le Corelso.
Cette ONG spécialisée
dans la défense
des droits humains a estimé
que "la France peut et doit jouer un rôle
constructif dans la résolution
de ce conflit qui dure depuis 1975".
"Ce rôle,
qui ne peut se concevoir comme un soutien
à
l'une des parties, doit défendre
la légalité
internationale en respectant le droit à
l'autodétermination
du peuple sahraoui", a précisé
le Corelso. (SPS)
020/090/700 221140 FEV 07 SPS |