|
Berlin, 15/02/2007 (SPS) Le Groupe parlementaire du parti des
Verts (die Gruenen) au Budestag allemand (Parlement) ont appelé le
gouvernement fédéral à user de son influence dans le cadre de la
présidence allemande du Conseil de l'Union européenne pour initier
une position européenne commune tendant à "une amélioration réelle,
dans les plus brefs délais, de la situation de droit de l'homme au
Sahara Occidental et l'ouverture de la voie devant l'organisation
d'un référendum libre".
Dans un communiqué publié récemment, la formation
politique allemande a relevé que depuis le blocage du plan Baker II,
"les démonstrations et protestations des populations sahraouies dans
les zones occupées par le Maroc du Sahara Occidental se sont
multipliées".
"Ces manifestations sont le prolongement de la
résistance nationale pacifique déclenchée par les Sahraouis contre
l'occupation du Sahara Occidental et le refus de Maroc de mettre en
application les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations
Unies, qui exigent, depuis plus de 30 ans, l'organisation d'un
référendum", poursuit le communiqué.
"L'état marocain répond à ces protestations avec des
arrestations et des tortures. L'ONG "Association des Peuples
menacés" recense nominalement 685 victimes, dont beaucoup d´élèves
et d´adolescents, pour la seule année 2006. Le nombre des victimes
est probablement beaucoup plus élevé, a constaté le communiqué,
signé par MM. Christian Stroebele vice-président du groupe
parlementaire, Volker Beck porte-parole dans la commission des
droits de l'homme et Mme Ute Koczy porte-parole du groupe
parlementaire de la commission de la coopération.
Citant l'exemple de M. Ali Salem Tamek qui a visité
récemment le Bundestag, le texte fait état de son témoignage
affirmant qu'il a été lui-même "arrêté et sauvagement maltraité", en
2005, à la suite d'une tourné d'information dans quelques pays
européens.
"Sa femme fut violée par cinq membres des forces de
sécurité et la tentative de l'enfermer durablement dans un
établissement psychiatrique ne pouvait être évitée que grâce à une
grève de la faim et une compagne internationale des ONG dont Amnesty
international", a ajouté le texte parvenu à SPS.
Pour les Verts, "les violations marocaines des droits
de l'homme au Sahara Occidental doivent cesser", exprimant leur
réprobation du fait que l'état marocain "essaye avec tous les
moyens d'empêcher, que l'opinion public international perçoit la
situation dans les zones occupées".
"Le gouvernement marocain réagit, entre autres, avec
des interdictions professionnelles pour des journalistes critiques
et avec interdictions d'entrée pour les hommes politiques et les
journalistes qui veulent s'informer sur la situation de droit de
l'homme", a constaté le communiqué.
Les Verts ont enfin déploré que "la France ait
empêché, jusqu´à présent, la condamnation et les sanctions
nécessaires des agissements du Maroc par les Nations Unies" et ont
appelé le gouvernement fédéral allemand à "agir sur Paris". (SPS)
010/090/666 151301 FEV 07 SPS
|