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Agadir (sud du Maroc), 14/02/2007 (SPS) Le tribunal colonial
d’appel d’Agadir a reporté lundi le jugement de quatre prisonniers
politiques sahraouis incarcérés à la prison marocaine d’Inzegan
jusqu’au 16 avril prochain, a indiqué une source du ministère
sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.
Il s’agit de Najii Brahim, Mohamed Tamek, Driss
Mansouri et Brahim Kajout, condamnés depuis le 19 décembre dernier
par le tribunal colonial de première instance d’Agadir à 4 ans de
prison ferme pour les deux premiers et à 3 ans de prison ferme pour
les deux autres, a précisé la même source.
A la ville d’El Aaiun occupée deux prisonniers
politiques sahraouis : Choubeida Laroussi Mohamed Salem et Cheikh
Benga ont comparu mardi devant le tribunal colonial d’El Aaiun dans
un état de santé "critique" suite à la grève de la faim qu’ils
mènent aux côtés de leur compatriotes depuis plus de deux semaines,
avant d’être reconduits vers la Carcel negra (prison noire) d’El
Aaiun.
D’autre part les prisonniers politiques sahraouis à
Inzegan et Tiznit (sud du Maroc) ont exprimé dans un communiqué leur
solidarité avec leurs confrères dans les prisons marocaines en grève
de la faim depuis plus de eux semaines.
Ils ont également appelé le nouveau secrétaire
général de l’ONU pour l’élargissement des prérogatives de le Mission
des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara
Occidental (Minurso), à la protection des citoyens sahraouis dans
les territoires occupés du Sahara Occidental et au Sud du Maroc.
Les prisonniers politiques sahraouis à Inzegan et
Tiznit ont en outre lancé un appel aux forces démocratiques,
parlements et aux organisations internationales de défense des
droits humains à "intervenir en toute urgence pour mettre fin aux
violations des droits de l’Homme perpétrées par le Maroc contre les
civils sahraouis", a conclu le texte dont une copie est parvenue à
SPS.
Le président de la République sahraoui, Mohamed
Abdelaziz, avait requis de l’ONU son intervention pour mettre fin
aux "violations flagrantes des droits humains commises par les
autorités coloniales marocaines au Sahara Occidental" et appelé à la
"libération immédiate" de ces 38 prisonniers politiques "en grève de
la faim depuis le 30 janvier dernier", rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 141200 FEV 07 SPS
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