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Londres, 13/02/2007 (SPS) Le militant sahraoui des droits de
l'Homme, Ali Salem Tamek, a entamé, lundi, une visite au Royaume-uni
à l'invitation de députés de la chambre des Communes (chambre basse
du parlement britannique).
M. Tamek devrait s'entretenir, à la faveur de cette visite avec des
députés, des personnalités syndicales et des responsables
d'organisations de défense des droits de l'Homme et d'organisation
de soutien à la lutte du peuple sahraoui pour l'autodétermination
conformément aux résolutions de l'ONU.
Le militant sahraoui sera, également, reçu durant son séjour au
Royaume-uni qui s'étalera jusqu'au 23 février, au niveau du
ministère britannique des Affaires étrangères, au siège de la
direction de l'Union des syndicats britanniques "Trade union
congress" et de la mairie de La City de Londres, ont indiqué des
sources sahraouies.
Lors de ses entretiens avec des députés de la chambre des Communes,
ajoutent les mêmes sources, M. Tamek évoquera la lutte du peuple
sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental et "la
situation des droits de l'Homme, à même de mettre à nu les desseins
colonialistes du Maroc qui vise à imposer la politique du fait
accompli et à priver le peuple sahraoui de faire valoir son droit à
l'autodétermination.", conformément au droit international.
La visite du militant sahraoui, précisent les mêmes sources, sera
l'occasion pour "dénoncer les pratiques répressives des autorités de
l'occupation marocaines dans les territoires du Sahara occidental,
notamment la répression sauvage des militants des droits de l'Homme
et des partisans du Front Polisario qui dirigeant l'Intifada du
peuple sahraoui contre l'oppression des autorités de l'occupation
marocaines, depuis son déclenchement en mai 2005.
" Mettant à profit les visites effectuées dans nombre de pays, Ali
Salem Tamek avait dénoncé ces pratiques et mis en garde contre "un
nouveau Srebrenica" au Sahara Occidental.
Aussi la situation des droits de l'Homme au Sahara Occidental
sera-t-elle l'ordre du jour de ses rencontres avec les représentants
des organisations humanitaires, tels que "War on want", "Sandblast"
et le Réseau européen de soutien à la lutte du peuple sahraoui,
ainsi que Amnesty international qui joue un rôle important dans la
défense des militants sahraouis des droits de l'Homme.
Le Front Polisario, rappelle-t-on, avait plaidé pour l'élargissement
des prérogatives de la Minurso à la protection des droits de l'Homme
au Sahara Occidental occupé, appel auquel ont adhéré plusieurs
organisations humanitaires de par le monde. Militant renommé des
droits de l'Homme au Sahara Occidental, Ali Salem Tamek avait été
condamné, en 2002, à deux ans de prison pour ses présumés liens avec
le Front Polisario.
Qualifié par des organisations de défense des droits de l'Homme,
notamment Amnesty International, de prisonnier d'opinion, Tamek
avait purgé une partie de sa peine avant d'être libéré en janvier
2004.
Sa dernière arrestation remonte au 18 juin 2005, jour de son arrivée
à l'aéroport d'El-Aaiun occupée de retour d'un long séjour en Europe
où il se soignait des séquelles de maladies contractées en prison et
plaidait la cause du peuple sahraoui.
Le 22 janvier 2005, le militant sahraoui est accusé d'incitation à
la violence et d'appartenance à une association illégale. Incarcéré
dans la prison civile d'El Aiiun dans l'attente de son procès, il
est transféré à la prison d'Aït Melloul, près d'Agadir, avant d'être
à nouveau transféré dans la prison d'El Aaiun après avoir appelé à
une grève de la faim dans la prison d'Aït Melloul.
Une fois sa peine purgée, le 22 avril 2006, il n'a pas tardé à
quitter le Sahara Occidental en vue de plaider la cause de son
peuple et "dénoncer la répression des autorités de l'occupation
marocaines au Sahara Occidental". (SPS)
010/090/700 131119 FEV 07 SPS
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