|
La Haye, 13/02/2007 (SPS) Le militant sahraoui des droits de
l’Homme, Ali Salem Tamek, a dénoncé la détérioration de la situation
des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, dans
un entretien au quotidien néerlandais NRC Handelsblad.
La situation "s’aggrave", car "les Marocains profitent du fait que
les citoyens sahraouis n’ont pas recours à la violence et ne
commettent pas d’attentats, mais utilisent des moyens pacifiques et
démocratiques" pour revendiquer leur droits à l'autodétermination, a
affirmé Salem Tamek qui vient d’achever une visite à la Haye.
"Même le Front Polisario, qui a mené pendant des années une
guerre contre l’armée marocaine, n’a plus jamais eu recours aux
armes après le cessez-le-feu en 1991", explique le militant sahraoui
des droits de l'homme qui projette, au terme de sa visite en Europe
(Allemagne, Irlande, Pays Bas, Grande Bretagne), retourner au Sahara
Occidental en mars prochain.
Le journal rappelle que Salem Tamek a été arrêté et incarcéré après
son retour d’Europe en 2005, puis "banni" du Sahara Occidental en
juillet 2006 par les forces d'occupation marocaines.
Le militant Ali Salem Tamek, relève le quotidien, effectue des
visites partout dans le monde "pour attirer l’attention des
gouvernements et des ONG sur les violations des droits de l’homme
par les autorités marocaines dans les territoires sahraouis occupés
et pour insister sur le droit à l’autodétermination du peuple
sahraoui, droit reconnu par l’ONU".
C’est ce que Tamek appelle "démasquer le vrai visage du Maroc",
écrit le journal néerlandais qui rappelle l'occupation du Sahara
Occidental en 1975, le cessez-le-feu, et toutes les tentatives de
l'Onu visant à organiser un référendum d'autodétermination du peuple
sahraoui, que refuse le Maroc. L
e journal rappelle, par ailleurs, que le militant sahraoui des
droits de l'homme, qui a été incarcéré cinq fois dans les prisons
marocaines, mène une campagne contre "le siège imposé au peuple
sahraoui par le Maroc" et les "violations quotidiennes des droits de
l’homme".
Parmi ces violations, le journal NRC Handelsblad cite la détention
de prisonniers politiques - une cinquantaine en ce moment - et les
pratiques de torture. "Les rapports d’organisations internationales
des droits de l’homme, telles Human Rights Watch et Amnesty
International confirment ces accusations", affirme le quotidien.
(SPS)
010/090/700 131134 FEV 07 SPS
|