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Madrid,
11/02/2007 (SPS) Les intergroupes parlementaires "Paix et liberté
pour le peuple sahraoui", qui rassemblent des élus des deux chambres
du Parlement national et des assemblées législatives de toutes les
régions d’Espagne, ont appelé samedi soir le gouvernement espagnol à
"suspendre la vente d’armes au Maroc".
"La
nouvelle de la décision de l’Espagne de vente d’armement au royaume
du Maroc en cette conjoncture délicate dans le processus (de
règlement du conflit du Sahara occidental) perturbe les efforts de
paix et donne à penser que des pas pourraient être accomplis vers la
reprise par le Maroc des hostilités", ont affirmé ces intergroupes
dans une déclaration.
"Nous
exprimons notre profonde préoccupation et appelons les autorités
espagnoles, l’Union européenne et le Conseil de sécurité des Nations
Unies à suspendre la vente d’armes au Maroc tant que le conflit ne
sera pas résolu", souligne la déclaration, adoptée au terme de la
11ème conférence des intergroupes parlementaires tenue à Santander,
au siège du parlement de la région de la Cantabrique (nord de
l’Espagne).
Ils ont
réaffirmé leur disposition à "coopérer avec les efforts" du
gouvernement espagnol en vue d’une "solution juste et définitive" au
conflit, soulignant que cette solution doit être basée sur la
"légalité internationale", qui implique que la "question du Sahara
occidental est une question de décolonisation", et sur le "droit
inaliénable du peuple sahraoui à décider librement de son destin".
Les
intergroupes parlementaires ont, dans ce contexte, exprimé leur
"rejet catégorique" du "plan d’autonomie" marocain, en ce qu’il
"n’est pas conforme au droit international". Ils ont observé, à
l’attention de "ceux qui ont encouragé cette proposition", que
celle-ci constitue un "nouvel obstacle dans la recherche d’une
solution juste et définitive au conflit".
Ils ont,
par ailleurs, "déploré la position "ambiguë du gouvernement espagnol
face au "non respect flagrant de la part du Maroc de la légalité
internationale en matière des droits de l’homme", une position
qu’ils ont considérée "incohérente" avec les "responsabilités lui
incombant en relation avec le Sahara occidental et les souffrances
de son peuple".
"L’absence
d’une dénonciation claire" des violations des droits de l’homme dans
les territoires occupés du Sahara Occidental "n’est pas en syntonie
avec le sentiment de la majorité des citoyens et des institutions de
l’Etat espagnol", ont relevé les intergroupes parlementaires.
Ils ont
jugé tout aussi "incohérente", au regard des "responsabilités
historiques de l’Etat espagnol, la "position d’abstention adoptée
par ses représentants à l’Assemblée générale et à la commission de
décolonisation des Nations Unies" sur le Sahara Occidental.
Cette
position, ont-ils fait remarquer, "contraste avec l’appui résolu à
la conclusion d’un accord de pêche entre le Maroc et l’UE,
n’excluant pas les eaux territoriales du Sahara Occidental", un
accord qui "conforte l’exploitation des ressources du territoire
contre la volonté de ses légitimes propriétaires", ont-ils dénoncé,
appelant à la "révocation" des clauses qui touchent les droits du
peuple sahraoui.
Constatant
la situation de blocage dans laquelle se trouve le conflit du Sahara
Occidental, "fondamentalement en raison de l’intransigeance du Maroc
et de l’inefficacité des organismes internationaux", ils ont appelé
le Conseil de sécurité des Nations Unies et l’UE à agir "urgemment"
pour la tenue "sans délai" d’un référendum d’autodétermination afin
que le peuple du Sahara Occidental puisse "décider librement et
démocratiquement son avenir".
Les
intergroupes ont, par ailleurs, appelé le Haut Commissariat aux
droits de l’homme des Nations Unies à intervenir en urgence pour
"protéger efficacement les droits fondamentaux et la vie de la
population sahraouie dans les territoires occupés". Ils ont dans le
même sens demandé au secrétaire général de l’ONU d’élargir les
prérogatives de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le
référendum au Sahara Occidental) pour assurer la défense de ces
droits.
Le
président des intergroupes "Paix et liberté pour le peuple
sahraoui", Andres Perello, a appelé samedi matin le chef du
gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, à assumer le
leadership du processus de décolonisation "inachevé au Sahara
Occidental.
M. Perello
a affirmé que l’Espagne devait "s’impliquer" dans la décolonisation
du Sahara Occidental car, a-t-il rappelé, du point de vue de la
légalité internationale, elle est à ce jour la "puissance
administrante" de ce territoire. (SPS)
020/090/700 111120 FEV 07 SPS
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