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Alger, 05/02/2007 (SPS) Le ministre des Affaires étrangères, M.
Mohamed Salem Ould Salek, a affirmé lundi lors d'une conférence de
presse au siège de l'ambassade de la République arabe sahraouie
démocratique à Alger, que le plan marocain "unilatéral et non avenu"
d'autonomie au Sahara occidental est "une fuite en avant qui menace
la stabilité de la région", et que toute solution "qui ne respecte
pas le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à
l’indépendance est inacceptable et irrationnel".
"En
proposant unilatéralement son plan d'autonomie pour le Sahara
occidental, le Maroc vient d’entrer dans une étape très grave", qui
peut plonger toute la région dans l’instabilité, a déclaré M. Ould
Salek, estimant que seule "l’exercice par le peuple sahraoui de son
droit inaliénable à l’autodétermination est à même de résoudre la
conflit du Sahara Occidental".
Le
projet d'autonomie marocain "est un acte unilatéral et non avenu,
a-t-il souligné, car ni l'Assemblée générale des Nations unies, ni
le Conseil de sécurité, ni le Secrétaire général des Nations Unies
n'ont demandé au Maroc, ni au Front Polisario d’ailleurs, de
présenter de nouvelles propositions, car la solution existe déjà à
savoir le plan de règlement initiale de 1991 et le Plan Baker. Ce
que les Nations Unie et la communauté internationale demandent au
deux parties au conflit, notamment au Maroc, et d’appliquer les
décisions et résolutions de l’ONU", appelant à la décolonisation de
la dernière colonie en Afrique, a-t-il expliqué.
Le
Ministre sahraoui a d’autre part qualifié la proposition marocaine
de provocation au peuple sahraoui en plus d’être une violation de la
légalité internationale, car " le peuple sahraoui attendait du Maroc
de mettre fin à sa politique expansionniste et répressif, et de
respecter les droits des deux peuples frères, sahraoui et marocain,
à vivre en paix", accusant le régime de Rabat d’intransigeant et
irresponsable car il persiste à faire obstacle à l’avènement d’une
paix durable et juste au Sahara Occidental.
"Il ne
peut y avoir de solution politique pacifique à la question sahraouie
sans que le peuple sahraoui lui-même n'exerce son droit à
l'autodétermination. Nous sommes pour la légalité internationale et
pour l’application des décisions et résolutions de la communauté",
a-t-il souligné, affirmant que le Front Polisario "n'a pas renoncé
et ne renoncera jamais aux droits légitime du peuple sahraoui à
l’autodétermination et à l’indépendance".
Pour
le Chef de la diplomatie sahraouie "cette nouvelle manoeuvre
dilatoire marocaine vise seulement à faire perdre du temps au
peuples de la région et n’est en effet destiné qu’à l'opinion
publique marocaine, puisque depuis 1975 la question sahraouie
constitue l'outil par lequel le régime féodal marocain détourne
l'attention de son opinion publique, à chaque fois qu'il se sent
confronté à des problème internes".
Le
diplomate sahraoui a, en outre, lancé un appel au nouveau Secrétaire
général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, et au Conseil de sécurité pour
"s’activer et faire pression sur le Maroc, une fois pour toute, afin
de l'amener à honorer ses engagements envers la communauté
internationale, avant que la situation ne se dégrade davantage",
rappelant les violations marocaines massives des droits humains dans
les territoires occupés du Sahara Occidental.
"Nous
appelons la communauté internationale à faire pression sur le Maroc
pour éviter à la région plus de tension et pour éloigner la menace
de la guerre. Nous faisons tout pour éviter la guerre et nous allons
coopéré avec l’ONU pour une solution pacifique au conflit, mais si
l’organisation international échoue à faire respecter la loi
international, on ne pourra pas demander aux Sahraouis de rester les
bras croisés ni les empêcher de défendre leurs droits par tous les
moyens légitimes en leurs possession", a-t-il affirmé.
Il a,
à cet égard, rappelé que "la reprise des armes est une revendication
nationale très forte, à la fois dans les territoires occupés et dans
les camps de réfugiés, car le citoyen sahraoui souffre sous
l’occupation marocaine ainsi qu’à cause des conditions difficiles de
l’exile" alors que la communauté internationale lui demande
davantage de concessions et de sacrifices au lieu de s’activer à
faire respecter la légalité internationale en imposant le
parachèvement du processus de décolonisation du Sahara Occidental à
travers un référendum d’autodétermination libre et transparent qui
lui rendra ses droits légitimes, a déploré le ministre sahraoui.
Répondant à une question concernant le rôle négative de la France
dans le conflit, M. Ould Salek a déploré le fait qu’au lieu de jouer
son rôle naturelle en tant que force internationale influente et
convaincre le régime marocain de se conformer à la légalité
international, "Paris soutient Rabat, malheureusement, dans sa
position intransigeante", plus encore l’incite à poursuivre sa
politique expansionniste et coloniale au Sahara Occidental.
Il est
triste, a déploré M. Salek, que "la France de Jacques Chirac se soit
alignée complètement sur la position de l'agresseur marocain",
exprimant son souhait que le nouveau président français "comprenne
que la stabilité au Maghreb passe par l'exercice du peuple sahraoui
de son droit à l'autodétermination", seul garantie de paix et de
sécurité dans la région. (SPS)
060/090/000 051516 Feb 06 SPS
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