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Alger,
03/02/2007 (SPS) La délégation mixte du PAM et du HCR qui a entamé
une visite d’une semaine en mission d’évaluation de la crise
alimentaire qui sévit dans les camps des réfugiés sahraouis, est
repartie, mercredi, "laissant les réfugiés sur leur faim", a
constaté le quotidien algérois, EL Watan.
Face à une situation qu’elle a, elle-même, qualifiée
de "très critique", cette mission s’est attardée à évaluer ses
propres activités du passé au moment où celle-ci devrait réagir
d’urgence par une assistance humanitaire en faveur de la population
des réfugiés sahraouis guettée par la famine, a déploré le journal.
Rapportant les déclarations de l’administrateur du
programme alimentaire mondial (PAM), Mme Nicole Steyer, qui
copréside cette mission, le quotidien relève qu’elle "refuse
d’admettre qu’il y a une situation de blocage actuel des aides en
faveur des réfugiés sahraouis" et "rejette la balle au représentant
du PAM à Alger".
"Ce problème ne rentre pas dans nos compétences, nous
sommes une mission conjointe technique. C’est la responsabilité du
représentant de PAM à Alger, c’est lui qui doit gérer cette affaire
avec le directeur du PAM basé au Caire (Egypte)", a-t-elle répondu
au CRS, ajoute El Watan.
La polémique sur le nombre total des réfugiés n’est
pour autant pas réglé. Les organismes onusiens tablent sur 90.000
personnes qu’elles considèrent "les plus vulnérables", mais "la
question du nombre de bénéficiaires ne va pas rentrer dans les
termes de référence de la mission", précisé Mme Steyer, citée par le
journal.
"On s’interroge comment ont-ils pu déterminer ce
critère de vulnérabilité", insiste le président du Croissant rouge
sahraoui, Yahia Bouhobeini, cité par le quotidien.
Pourtant, selon lui, le 17 février 2006, le directeur
régional du HCR à Genève, Redouane Nouisser, a reconnu que la
décision qui a permis de déterminer les 90.000 bénéficiaires est
"une décision arbitraire".
Une source crédible de cette agence lui aurait
déclaré que "ce chiffre a été calculé sur la base des images
satellitaires". Bouhobeini s’interroge alors sur le comment de
pouvoir arriver à déterminer la vulnérabilité des bénéficiaires à
partir d’une image satellitaire, conclu la publication. (SPS)
010/090/666 031235 FEV 07 SPS
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