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Bruxelles, 31/01/2007 (SPS) Le parlement
européen (PE) a réaffirmé son intention de continuer à exiger
d'envoyer une délégation ad hoc au Sahara Occidental pour s’enquérir
de la situation dans les territoires occupés, notamment en matière
des droits de l’Homme.
Le parlement européen, rappelle-t-on, a adopté une
résolution en octobre 2005 condamnant les violations des droits de
l’Homme dans les territoires sahraouis et réaffirmant le droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui, et institué une commission
ad hoc pour s’informer de la situation des droits de l’Homme et en
faire rapport au PE.
Après avoir accepté le principe de cette mission,
Rabat s’est rétracté et refusé à cette délégation l’accès au Sahara
Occidental sous occupation marocaine, au motif, jugé fallacieux par
le parlement européen, que la composition de la délégation n’était
pas neutre.
Le président sortant du PE, l’espagnol Josep Borell
avait adressé une lettre de protestation au Maroc. La commissaire
européenne chargée des relations extérieures, elle aussi saisie,
s’est engagée à demander à Rabat de revoir sa position.
La commission des affaires étrangères, réunie ce
mardi sous la présidence de la députée britannique du pari libéral,
la Baronne Nicholson de Winterbourne, a assuré que la composition de
la délégation ad hoc n’était pas négociable et que la commission du
PE continuera à demander la concrétisation de cette mission au
Sahara Occidental.
Le président de la commission ad hoc, Ioannis
Kassoulides, qui a déjà mené sa mission en 2006 dans la région, a
rappelé que sa mission dans les territoires occupés avait été
accepté dans un premier temps, avant d'être annulée sine die par les
autorités marocaines. (SPS)
010/090/700 JAN 07 SPS
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