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New York,
27/01/2007 (SPS) L'organisation de défense des droits humains, Human
Righ Watch (HRW) a dénoncé, dans son rapport annuel 2006,
l'arrestation de plus de cent Sahraouis et les violations
systématiques des droits de l'homme au Sahara Occidental perpétrées
par le Gouvernement marocain, ainsi que le black-out sécuritaire
imposé au territoire.
"Les
autorités ont arrêté plus de cent personnes ; vingt et un ont été
condamnés jusqu'à six ans en prison", a indiqué l'organisation,
ajoutant que durant les manifestations pour l'indépendance qui ont
éclaté en mai dernier à El Aaiun et dans d'autres villes sahraouies,
les forces sécuritaires marocaines ont "utilisé la force excessive
en dispersant les manifestants et en procédant aux arrestations".
Le rapport
qui cite Amnesty international, souligne que les manifestants ont
été réprimés au lieu même de la manifestation "pour leur convictions
politiques".
Selon
Reporters sans frontières (RSF), citée par le rapport, "au moins dix
journalistes qui tentaient de couvrir des manifestations au Sahara
Occidental entre avril et juin 2005, ont été assaillis, détenus, ou
expulsés".
"En juin et
juillet, la police a arrêté six défenseurs sahraouis de droits de
l'homme, les accusant d'avoir incité à des agitations violentes à EL
Aaiun, a relevé le rapport, parmi lesquels il cite "Hussein Lidri et
Brahim Noumria, qui ont été torturés pendant l'interrogatoire".
HRW déplore
enfin que "les commentaires publics de l'UE sur la situation des
droits humains au Maroc soient rares", sachant que Rabat est "le
principal bénéficiaire des fonds de l'UE".
Plus
précis, HRW reproche à la France "le principal associé commercial du
Maroc et le principal fournisseur des investissements et aide au
développement publique" de n'avoir pas fait de "commentaire public
sur les droits de l'homme au Maroc pendant 2005". (SPS)
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271336 JAN 06 SPS
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