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Paris, 20/01/2007 (SPS) Le
comité franco sahraoui pour le respect des libertés et des droits
humains au Sahara Occidental (CORELSO), basé à Paris, s’est félicité
de la libération de son président arrêté par le Maroc, et a
réaffirmé jeudi la continuité de sa lutte pour "un référendum
d'autodétermination" du peuple sahraoui.
M. Ennaâma
Asfari, défenseur sahraoui des droits de l'homme, co-présidant le
CORELSO, avec l’ancienne députée européenne, Mme Aline Pailler, a
été arrêté le 5 janvier à Smara par les forces de sécurité
marocaines alors qu'il effectuait une visite familiale avec sa femme
et ses beaux-parents.
"Dès
l'annonce de son arrestation et de son emprisonnement, les Sahraouis
des territoires occupés, notamment les jeunes, se sont mobilisés et
ont manifesté dans de nombreuses villes pour demander sa
libération", a rappelé le CORELSO.
Il a ajouté
que "les associations de défense des droits de l'homme et de soutien
à la cause sahraouie ont multiplié les initiatives" dont
particulièrement "l’envoi d'avocats et de magistrats au procès".
"Cette
mobilisation du peuple sahraoui, relayée sur le plan international,
ayant abouti à la libération d'Ennaâma Asfari, le vendredi 12
janvier" est pour le CORELSO "un encouragement à poursuivre et
intensifier l'action pour la libération de tous les prisonniers
politiques et d'opinion sahraouis, notamment Brahim Sabbar
(prisonnier d'opinion d'Amnesty International) et Ahmed Sbai,
responsables de l'ASVDH".
Le CORELSO
a toutefois indiqué que " Ennaâma Asfari a été libéré mais, le 15
janvier, devant la Cour de première instance de Smara, encerclée par
d'importantes forces de police, il a été condamné à deux mois de
prison avec sursis et à une amende, sur la base de faux témoignages
recueillis par les forces de sécurité" marocaines.
M. "Ennaâma
Asfari, qui a fait appel de ce jugement, a pu intervenir devant le
tribunal en reliant son cas à la situation du peuple sahraoui
colonisé victime d'une violente répression et auquel les autorités
marocaines refusent le droit à l'autodétermination conformément aux
résolutions internationales", a précisé le comité franco sahraoui.
Le CORELSO
a assuré "Ennaâma Asfari de tout son soutien et remercié l'avocat
français Daniel Voguet, les avocats espagnols ainsi que le magistrat
italien d'avoir assisté au procès, ce qui a sûrement contribué à une
diminution de la peine".
Le Comité
franco sahraoui a "réaffirmé sa volonté de poursuivre son action
pour l'arrêt de la répression dans les territoires occupés, pour la
libération des prisonniers politiques sahraouis et pour que les
Nations Unies organisent enfin un référendum
d'autodétermination".(SPS)
020/090/700
201050 JAN 07 SPS
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