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Madrid, 18/01/2007 (SPS)
La coordinatrice de la mission d’observation du Conseil général des
barreaux d’Espagne au Sahara Occidental, l’avocate Indes Miranda, a
accusé le Maroc de pousser les jeunes sahraouis à l’exil en
pratiquant la ‘’torture’’ contre eux, dans un entretien publié
mercredi par le quotidien espagnol ABC, cité par l’Agence de presse
algérienne (APS).
Mme Miranda a cité l’exemple d’un
jeune sahraoui arrêté à El Aaiun (capitale occupée du Sahara
Occidental) au cours d’un rassemblement organisé dernièrement par
des activistes sahraouis pour célébrer la journée internationale des
droits de l’homme.
"En dépit du fait que ces
activistes aient suivi la procédure légale, la police marocaine a
chargé contre eux. Un jeune de 19 ans a été détenu et emmené à un
commissariat où il a été torturé", a-t-elle indiqué. Elle a précisé
que la police marocaine a proposé à ce jeune soit de se convertir en
"agent marocain", soit de partir en patera aux îles Canaries, lui
promettant, dans ce cas, de lui faciliter le voyage.
Elle a relevé le paradoxe qu’au
moment où l’immigration clandestine subsahrarienne était "contenue"
en 2006, des pateras partaient des côtes du Sahara
Occidental,"uniquement avec des sahraouis à bord".
Interrogée sur le fait que la
Maroc ait demandé aux autorités espagnoles que les sahraouis qui
arrivent aux îles Canaries ne soit pas considérés comme des
"réfugiés politiques", l’avocate a noté que ces sahraouis "ne
peuvent être considérés marocains".
"Le Maroc n’exerce aucune
souveraineté sur le Sahara Occidental. C’est un territoire non
autonome, objet d’un processus de décolonisation. ils (ces
sahraouis) ne sont pas des nationaux marocains, et la justice ne
peut les traiter en tant que tels", a-t-elle souligné.
Elle a affirmé que la population
sahraouie des territoires occupés "n’a pas peur" en dépit de la
répression marocaine. "Elle n’a pas peur malgré les murs, physique
et médiatique, qui l’entourent", a-t-elle dit.
Ines Miranda avait reçu le 21
septembre 2006 à Chigago le Prix des droits de l’homme décerné par
l’International Bar Association, l’une des plus importantes
associations d’avocats au monde, pour son action en faveur de la
défense des droits de l’homme au Sahara Occidental, rappelle-t-on.
(SPS)
020/090/700 181025 JAN 07
SPS
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