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Paris, 18/01/2007 (SPS) L’Association
française des Amis de la RASD (AARASD) s’est félicitée mercredi de
l’issue du procès du militant sahraoui des droits de l’homme, Enâama
Asfari, "les juges ayant manifesté une relative clémence" avec une
peine "de deux mois de prison avec sursis".
L’arrestation d’Enâama Asfari le 5 janvier par
les forces de sécurité marocaines à Smara, alors qu'il effectuait
une visite familiale avec sa femme et ses beaux-parents, "avait
beaucoup choqué. Elle a suscité une très forte mobilisation tant au
Sahara Occidental, et tout particulièrement à Smara, qu'en France et
en Europe. Cette mobilisation a entouré de son soutien et de son
amitié ce militant et a obligé le pouvoir marocain à reculer", écrit
dans un communiqué l’Association, cité par l’APS.
Attirant l’attention sur le fait que "
d'autres prisonniers politiques sahraouis sont encore en prison ou
vont passer en procès au Sahara Occidental", l’Association souligne
qu’il "est indispensable de maintenir notre mobilisation et de
s'organiser à chaque fois en urgence, aux côtés des militants
sahraouis, pour assurer une présence juridique et des droits de
l'homme à chaque procès et dans les prisons".
"La présence de plusieurs avocats dont un
avocat français, Maître Voguet, à ce dernier procès, a joué tout son
rôle ", précise-t-elle, en se déclarant, par ailleurs," vivement
préoccupée de la situation qui prévaut depuis 2005 au Sahara
Occidental et de la répression exercée par le pouvoir marocain qui
frappe tous ceux, femmes, vieux, jeunes, anciens disparus qui lui
résistent".
Elle constate qu’"en dépit de tout, la
résistance civile tient bon et la revendication pour l'indépendance
fédère toutes les initiatives".
"La résistance au pouvoir marocain s'impose
désormais au Sahara Occidental. L'association des Amis de la RASD
s'en réjouit et s'emploie à prendre toutes les initiatives pour lui
apporter son soutien et sa solidarité", indique-t-elle. (SPS)
020/090/700 181040 JAN 07 SPS
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