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Paris,
10/01/2007 (SPS) Le Comité franco-sahraoui pour le Respect des
Libertés et des Droits humains au Sahara occidental (CORELSO), basé
à Paris, a exigé mardi la libération de son président, M. Ennaâma
Asfari, arrêté au Sahara Occidental "par les forces d’occupation
marocaines".
M. Asfari,
juriste, défenseur des droits humains dans les territoires occupés
du Sahara occidental et co-président du CORELSO, a été arrêté le
vendredi 5 janvier à Smara alors qu'il effectuait une visite
familiale avec sa femme et ses beaux-parents, a indiqué
l’association franco-sahraouie.
"Dans la
dernière période, il avait déjà été victime de menaces et avait subi
de nombreuses interpellations de la part des forces d'occupation
marocaines lors de ses visites dans la région", a poursuivi le
CORELSO co-présidé par Mme Aline Pailler, journaliste à Radio France
culture et ancienne députée européenne.
Le CORELSO
a rappelé que "les autorités marocaines, qui continuent à maintenir
un black-out sur la situation dans les territoires occupés, veulent
intimider tous les défenseurs des droits de l'homme sahraouis, comme
Ennaâma Asfari, pour empêcher le peuple sahraoui d'exprimer, de
façon pacifique, son droit à l'autodétermination conformément aux
résolutions internationales".
Parmi les
observateurs internationaux réprimés par le black-out des forces
marocaines, le CORELSO a cité le cas, survenu en octobre dernier,
lorsque une délégation de parlementaires européens a été interdite
d’entrée en territoire sahraoui.
M. Asfari,
qui a été incarcéré à la prison de Smara, a comparu lundi dernier
devant le tribunal d'instance de la ville "encerclé par
d'importantes forces de police, ce qui a entraîné des manifestations
pour demander sa libération", a relevé le Comité. Son procès a été
renvoyé au 15 janvier.
L’association franco-sahraouie, basée à Paris, a lancé un appel aux
organisations de défense des droits de l'homme et de soutien à la
cause du peuple sahraoui pour qu'elles interviennent auprès des
autorités marocaines et des gouvernements de l'Union européenne et a
mandaté des avocats au procès de M. Asfari "pour assurer sa défense
et exiger sa libération".
Le CORELSO
s’est déclaré "décidé à poursuivre et intensifier son action pour
l'arrêt de la répression dans les territoires occupés, pour la
libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et pour que
les Nations Unies organisent enfin le référendum d'autodétermination
prévu par le Plan de paix qui permettra au peuple sahraoui de
décider de son avenir".
De son
côté, l’association française d’amitié et de solidarité avec les
peuples d’Afrique (AFASPA) a décrit les conditions d’arrestation du
juriste sahraoui dont la femme et les beaux-parents "étaient
présents au moment de la provocation policière qui s'est déroulée au
niveau du 2ème barrage de police avant l'entrée de la ville"
sahraouie de Smara.
Selon des
témoignages rapportés par l’AFASPA, "un commissaire qui procédait
lui-même au contrôle de son passeport lui a proféré des insultes
puis l'a provoqué physiquement".
L’association a relevé que "les manifestations de soutien ne se sont
pas fait attendre, dès samedi et dimanche, par les habitants de
Smara et des Sahraouis venus d'El Aaiun", la capitale occupée du
Sahara occidental. (SPS)
010/090/700
101119 JAN 07 SPS
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