|
TERRITOIRES OCCUPES/IRLANDE/TAMEK |
Les autorités marocaines empêchent les visites des
observateurs et des médias pour occulter la répression au Sahara
Occidental
|
Londres, 23/12/2006 (SPS) Les autorités marocaines "empêchent
les observateurs et les médias internationaux d'entrer aux
territoires sahraouis occupés afin d'occulter la répression sauvage
contre le peuple sahraoui qui s'est soulevé contre l'occupation", a
déclaré M. Ali Salem Tamek, militant sahraoui de défense des droit
de l'Homme.
Selon un communiqué de la représentation du Polisario au Royaume uni
et en République d'Irlande, le militant sahraoui a présenté,
mercredi soir, devant la commission mixte des relations extérieures
et la sous-commission des droits de l'Homme au parlement irlandais,
un exposé sur la situation délicate à laquelle sont confrontés les
Sahraouis dans les territoires occupés qui ont décidé de se soulever
et de soutenir le Polisario en tant qu'unique représentant légitime
du peuple sahraoui.
Les autorités marocaines "empêchent les visites des observateurs et
des médias internationaux, voire même les parlementaires européens
aux territoires occupés, ce qui trahit les desseins des autorités
marocaines de poursuivre la répression sauvage en occultant les
crimes majeurs commis contre les enfants du peuple sahraoui", a
révélé le militant sahraoui.
Dans ce contexte, la commission mixte des relations extérieures
s'est engagée à oeuvrer pour faire réagir le parlement irlandais et
s'enquérir de la situation au Sahara Occidental, en adressant aux
autorités marocaines un message clair leur exigeant de respecter les
principes essentiels des droits de l'Homme, de permettre à M. Ali
Tamek de regagner les territoires occupés et de respecter les
libertés de rassemblement et d'expression dans les territoires
occupées.
Ali Salem Tamek qui avait entamé une tournée à l'étranger en juillet
2006, est depuis empêché de regagner le Sahara Occidental.
La commission a également pris l'engagement de veiller à ce que le
parlement irlandais incite le gouvernement à agir dans le cadre des
Nations unies, en vue d'accélérer le processus de
l'autodétermination du peuple sahraoui conformément aux principes et
résolutions pertinents de la légalité internationale.
Regroupant les principaux partis de la République d'Irlande, la
commission mixte a fait part de sa détermination à encourager le
gouvernement irlandais à poursuivre son opposition à l'accord de
pêche signé entre le Maroc et l'UE et à ne pas s'y conformer, car
incluant les eaux territoriales sahraouies, ce qui s'oppose aux
principes du droit international sur les territoires non
indépendants.
M. Tamek avait rencontré, auparavant, le chef de la commission des
relations extérieures (Parti travailliste de l'opposition), Michael
D. Higgins, ancien ministre et spécialiste des affaires sahraouies,
lors de ses nombreuses visites aux camps des réfugiés depuis 1980.
M. Higgins, membre de la commission des relations extérieures au
parlement irlandais, a précisé qu'au vu de sa connaissance de la
question sahraouie, et considérant légitimes les revendications des
Sahraouis auprès du gouvernement irlandais, il a, à maintes
reprises, interpellé l'exécutif de son pays à agir en vue de
sensibiliser la communauté internationale à la nécessité de protéger
les civils dans les territoires occupés ou ils sont victimes de la
répression marocaine, avait rapporté la représentation du Polisario
à Londres.
M. Tamek effectue, depuis plusieurs jours, une visite en République
d'Irlande à l'invitation de l'organisation Front Line qui soutien
les défenseurs des droits de l'Homme dans le monde. (SPS)
010/090/700 231052 DEC 06 SPS |
|