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Bruxelles, 20/12/2006 (SPS) Le ministre délégué sahraoui pour
l’Europe, Mohamed Sidati, a demandé à l’Union européenne (UE) d’user
de son influence pour contraindre le Maroc à respecter la légalité
internationale et les droits humains fondamentaux dans les
territoires sahraouis occupés.
Dénonçant les exactions subies depuis Mai 2005
par les populations civiles, notamment les militants des droits de
l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, M. Sidati estime que
l’UE devrait "au moins contraindre" Rabat à respecter les
dispositions de l’accord d’association UE-Maroc, qui engage l'Union
à faire respecter les principes démocratiques et les droits humains
fondamentaux.
Les nombreux rapports d’Amnesty international
et autres ONG, comme le dernier rapport du Haut Commissaire de l’ONU
aux droits de l’Homme, ont "mis au jour les graves violations" des
droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, rappelle
le représentant du Front Polisario.
Malgré les incontestables violations des
dispositions sur les droits de l’Homme de l’accord d’association
UE-Maroc, déplore Sidati, l’Union n’a pas pris la "moindre mesure à
l’encontre du Maroc pour lui faire porter la responsabilité" des
violations de ses engagements.
Au contraire, rappelle-t-il, l’UE a signé un
accord de pêche avec ce pays qui Inclut les eaux territoriales
sahraouies, "violant ainsi la souveraineté du peuple sahraoui sur
ses ressources naturelles, reconnue par légalité internationale".
M.Sidati a notamment cité la répression qui a
frappé les militants sahraouis lors des manifestations pacifiques
qu’ils ont organisées à l’occasion de la journée internationale des
droits de l’Homme, à El Aaiun, Smara, Boujdour et dans le Sud
Marocain (Assa, Goulimine, Zak et Asrir).
Par ailleurs, le ministre a alerté les
eurodéputés, au cours d’un séminaire sur la démocratie et la
promotion des droits de l’Homme organisé au parlement européen à
l’initiative du Groupe libéral européen, sur la "situation tragique"
qui prévaut dans les territoires occupés.
Au cours de ce séminaire, auquel ont pris part
plusieurs organisations politiques et de défense des droits de
l’Homme, d’importantes personnalités et des représentants de la
Commission européenne, M. Sidati a soutenu que "le Sahara occidental
est un cas typique, paradigmatique de violation des droits de
l’Homme et des peuples".
Les autorités occupantes explicite-t-il,
"verrouillent le territoire pour mener à huis clos leur répression
implacable". L’accès aux territoires occupés sahraouis a été
"interdit aux visiteurs dont une délégation mandatée par le
Parlement européen", a-t-il rappelé.
Dans ce contexte, il a rappelé l’UE et l’ONU à
leur "devoir de garantir et protéger le droit inaliénable du peuple
sahraoui à l’autodétermination et son exercice pacifique, à travers
un référendum libre et démocratique". (SPS)
010/090/700 201033 DEC 06 SPS |