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Londres, 17/12/2006 (SPS) L'organisation
"Front Line", de protection des défenseurs des droits humains dans
le monde, avec ses différentes branches dans plusieurs pays du
monde, est l'une des plus importantes organisations humanitaires
soutenant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.
Front Line a dépêché vers la fin du premier semestre
2006 une mission d'enquête au Sahara Occidental sanctionnée par un
rapport exhaustif sur les violations flagrantes perpétrées par
l'occupation marocaine dans les territoires occupés du Sahara
Occidental, notamment la torture, la répression et la persécution
des citoyens sahraouis membres des organisations de défense des
droits humains, lesquelles organisations, face aux blocages
administratifs empêchant leur légalisation, sont accusées, de facto,
d'activisme illégal passible de peines d'emprisonnement.
Appréhendant la montée de l'activisme des
organisations de défense des droits humains, les autorités
marocaines ont interdit la création par les Sahraouis d'une branche
du Forum Vérité et Justice, en dépit du grand tapage médiatique qu'a
suscité ce mécanisme au Maroc, relève le rapport.
C'est dans le sillage de ce rapport qu'est intervenue
la visite de l'activiste sahraoui Ali Salem Tamek en république
d'Irlande qui abrite le siège de Front Line, fondée à Dublin en 2001
avec pour objectif de protéger les défenseurs des droits humains.
L'organisation a, depuis, adopté une position qu'elle
n'a eu cesse de défendre, position déclinée dans son rapport
sanctionnant la mission d'enquête effectuée au Sahara Occidental en
mai 2006.
Front Line plaidait et plaide toujours l'impératif de
doter la MINURSO de prérogatives incluant la protection des droits
humains et que sa fonction doit être prise en charge par une
présence du Haut commissariat des Nations unies aux droits de
l'Homme (OHCHR).
"La mission des Nations Unies dans le Sahara
Occidental (MINURSO) n'a pas l’autorité pour s’occuper de la
situation des droits humains. Et cela représente un sérieux problème
étant donné que les perspectives d’une résolution pacifique de la
situation sont inévitablement liées au respect des droits humains",
estime l'organisation.
"Il n'est pas possible d'organiser un référendum sans
le respect de la liberté d'expression et la liberté d'association",
a relevé l'organisation dans son analyse avant d'ajouter que "le
maintien du cessez-le-feu serait impossible, si le droit de
s'engager dans des activités pacifiques continue à être violemment
réprimé par les autorités marocaines".
L'organisation a d'autre part appelé la
représentation de l’Union Européenne et les représentants des
gouvernements individuels de l’UE à "mettre en application les
directives de l’UE sur la protection des défenseurs des droits
humains par égard pour les défenseurs des droits humains dans le
Sahara Occidental".
Outre son fondateur Denis O'brien, président d'un
groupe de téléphonie et d'Internet en Irlande, l'organisation "Front
Line" compte parmi ses membres plusieurs personnalités de renom dans
le domaine de la défense des droits humains, à l'instar M. Pierre
Sané, ancien secrétaire général d'Amnesty International (1992-2002),
et de Michel Forst, directeur des sciences sociales et humaines à
l'Unesco, membre du conseil d'administration du "Service
international des droits de l'homme-Genève".
Parmi les membres de l'organisation figure également
Mme Noeline Blackwell, ancienne directrice de la branche irlandaise
d'Amnesty et présidente en exercice d'International Human Rights
Trust qui milite pour l'intégration du volet des droits humains aux
missions onusiennes à l'étranger. (SPS)
010/090/700 170921 DEC 06 SPS
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