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TERRITOIRES OCCUPES/MINES

Une famille sahraouie victime des mines anti-personnels

Bir Anzarane (territoires occupés), 10/12/2006 (SPS) La famille Mohamed Lamine Oussiboua composée de cinq membres, a été victime de l’explosion d’une mine anti-personnels, lundi dernier, dans la région de Bir Anzarane, au sud du Sahara Occidental, alors qu’ils étaient à bord d’une Land Rover, a indiqué l’Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits de l’Homme Commises par l’Etat du Maroc (ASVDH) dans un communiqué.

L’explosion a fait deux morts, dont le fils de la famille, Salk Mohamed Lamine OUSSIBOUA, né en 1986, et un autre passager non identifié qui accompagnait la famille, a précisé le communiqué dont une copie est parvenue à SPS.

Le père, de la famille, Mohamed Lamine Oussiboua et sa mère, Ghallouha Daoudi et leur fille, Chaia Mohamed Lamine Oussiboua, ont été grièvement blessés et transférés vers l’hôpital, alors que leur fils, Said Mohamed Lamine, a perdu des doigts de sa main.

L’ ASVDH a affirmé que "l’Etat Marocain demeure le seul responsable de ces crimes qui ne cessent de se reproduire", rappelant que des citoyens sahraouis sautent sur des mines régulièrement enterrées par millions autour de remparts militaires construits autour de la zone occupées du Sahara Occidental par le Maroc.

Le Front Polisario avait détruit en février dernier son stock des mines anti-personnelles, appelant la communauté internationale à exercer des pressions sur le Maroc pour l'amener à détruire ses mines, qui "ne font pas la différence entre le pas d'un enfant et celui d'un soldat".

Cette initiative, rappelle-t-on intervient en réponse à l'Appel de Genève lancé en 2000 par des membres de la Campagne Internationale contre les mines antipersonnel, oeuvrant pour engager dans la lutte contre les mines antipersonnel les acteurs qui ne sont pas en mesure de signer la Convention d'Ottawa.

Rabat qui n'est pas signataire du Traité d'Ottawa de 1997 interdisant les mines antipersonnel, a installé des millions de ces mines dans la région, disposées le long d'un mur de sable de plus de 2.000 kilomètres, fortifié d'armes lourdes, de tranchées, de barbelés et de soldats, partageant le pays et le peuple du Sahara Occidental du nord au sud, rappelle-t-on encore. (SPS)

020/090/110 101005 DEC 06 SPS

 

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