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Selon le journal, une délégation du bureau d’asile et
des réfugiés, dépendant du ministère de l’intérieur, se déplacera dans les
prochains jours aux îles Canaries pour examiner leur situation.
Ces jeunes sahraouis préfèrent, si leur demande
d’asile n’est pas acceptée, rejoindre la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) et le Front POLISARIO plutôt que d’être remis aux
autorités marocaines, a observé le journal. L’un de ces jeunes, Brahim
El-Zair, 21 ans, hébergé actuellement dans un centre d’accueil de la
Commission espagnole d’aide au réfugié (CEAR), porte sur son corps les
traces de la torture qui lui a été infligée par les forces d’occupation
marocaines dans un commissariat d’El Aaiun, a indiqué le quotidien.
El-Zair
et ses compganons ont participé aux "manifestations en faveur de
l’indépendance qui se sont déroulées au Sahara Occidental, l’ancienne
colonie espagnole occupée par le Maroc depuis 3 décennies", a précisé El
Pais. Ils ont dénoncé dans leurs témoignages les "détentions, torture,
emprisonnement et harcèlement policier" dont les Sahraouis sont victimes
dans les territoires occupés. "L’histoire de El-Zair est une parmi tant
d’autres de ce drame.
Précisément pour cela, elle est aussi représentative
des causes de l’exode croissant des jeunes sahraouis vers l’archipel’’ des
Canaries, a souligné le journal. Ce jeune sahraoui montre des document dans
lesquels sa mère figure dans le recensement réalisé par l’Espagne en 1974 en
vue du référendum l’autodétermination, "éternellement reporté", a -t-il
ajouté. "les policiers marocains ont battu ma mère devant moi. Je
n’oublierai jamais cela", a affirmé le jeune sahraoui.
Selon El Pais, une centaine de Sahraouis qui tentaient
d’échapper à la répression marocaine et de rejoindre les îles Canaries en
pateras en péri en mer.
Le Front POLISARIO a demandé dimanche aux Nations
Unies une "enquête internationale" sur la mort de 50 Sahraouis la semaine
dernière au large de Boujdour dans le naufrage de plusieurs pateras.
"Le
Front POLISARIO demande une enquête internationale urgente sur le rôle des
autorités coloniales marocaines dans le décès de ces jeunes et sur leur
politique génocidaire visant à liquider les Sahraouis et à vider le Sahara
Occidental de ses habitants autochtones sous la terreur et l’oppression", a
écrit le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, dans une lettre
adressée au SG de l’ONU, M. Kofi Annan. (SPS)
010/090/700 051000 DEC 06 SPS |