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Ces arrestations ont eu lieu à Smara, où les étudiants
sahraouis ont arboré les drapeaux de la RASD et ont scandé des slogans en
faveur de l’indépendance du Sahara Occidental, avant d’être dispersé
"sauvagement" par les forces de répression marocaines.
Les forces d’occupation marocaines ont alors arrêté
six personnes : Mohamed Mouradi, Soukeina Moulaye Mohamed Salem, Yaya et sa
sœur Najat Moustapha El Kheir Beilal, Moulimnine Enna Dech Totay et Mina
Mohamed Si Lehbib Cheikh et ont également saccagé le domicile de Moustapha
El Kheir Beilal et torturé des membres la famille, sabotant et détruisant
leur bien.
A El Aaiun, les forces de répression marocaines ont
arrêté le jeune sahraoui, Aziz Mohamed Mouftah, au cours d’une manifestation
organisée par des dizaines des citoyens sahraouis appelant à permettre au
peuple sahraoui de choisir librement son futur.
A Dajla cette fois, la police marocaine a procédé à
l’arrestation du citoyen sahraoui, Habib Ahmed Mokhtar, marié et père de
neuf enfants, à son domicile et l’ont torturé devant sa famille avant de le
conduire dans des conditions inhumaines au commissariat de la police de
cette ville puis transféré vers une destination inconnue, a indiqué une
source proche de sa famille.
En réaction à ses arrestations abusives des dizaines
de citoyens sahraouis de Smara ont improvisé un sit-in devant le
commissariat de la ville où les jeunes ont été conduits, appelant à leur
libération "immédiate et inconditionnelle", qui n’ont commis d’autre délit
que celui d’avoir "manifesté pacifiquement leur droit à l’autodétermination
et à l’indépendance".
Les autorités coloniales marocaines ont été
contraintes à libérer les étudiants sahraouis après plusieurs heures de
torture, d’interrogation et de menaces d’être transférés à la carcel negra
d’El Aaiun de la part des tortionnaires marocains, Badran, Kamal Adi et
Rabi.
Par ailleurs à Agadir (sud du Maroc) un étudiant
sahraoui, Laroussi Mohamed Salem Yahdih alias ( Hadi Laroussi) a été arrêté
à la faculté ‘Ibn Zohr’ de littérature et des sciences humaines par des
agents de la milice soutenus par des agents de renseignements marocains,
a-t-on indiqué.
Auparavant, M. Laroussi, qui a été arrête pour sa
participation dans des sit-in organisés par les étudiants sahraouis appelant
à l’autodétermination du peuple sahraoui, a été menacé par les agents de
renseignement marocains "d’être liquidé en cas de contribution à
d’éventuelles manifestations". (SPS)
020/090/110 021110 DEC 06 |