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Johannesburg, 02/12/2006 (SPS) Le
comité sud africain des droits de l’homme a organisé jeudi un
séminaire sous le titre "situation des droits de l’homme dans les
territoires occupés du Sahara Occidental" a appelé à "l’urgence
d’élargir le mandat de la MINURSO", selon un communique de
l’ambassade sahraouie en Afrique du sud. Ce séminaire, organisé au siège du Comité sud
africain, a été assisté par des représentants du corps diplomatique, des
responsables de partis politiques, d’ONG, de chercheurs et de journalistes,
a précisé la même source.
Durant son intervention, M. Mtselsio Thipanyane,
Directeur exécutif du Comité a mis en évidence "les graves violations des
droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental,
commises par le Maroc qui sont régulièrement dénoncées dans des rapports
internationaux et dans des témoignages concordants et récurrents de citoyens
sahraouis".
"Cela constitue une préoccupation majeure pour notre
comité et notre séminaire tend à poser les marques d’un plan travail
organisé en coordination avec nos partenaires pour assurer une meilleure
défense aux sahraouis, afin de consacrer le droit de leur peuple à
l’autodétermination et à l’indépendance", a-t-il ajouté.
"En réalité, le fond du problème n’est autre que cette
négation totale du peuple sahraoui en tant que peuple ayant le droit de
s’autodéterminer et d’exister et de cela découle tous ces horreurs imposés
qui lui sont injustement imposés depuis trente ans", a-t-il martelé.
"Il est donc grand temps que la communauté
internationale et l’ONU élargissent le mandat de la MINURSO et mettent en
place des mécanismes précis à même de permettre de surveiller la situation
des droits de l’homme et prévenir leur violation" (…) "et briser cet embargo
imposé aux territoires occupés pour les ouvrir aux journaliste, aux ONG et
aux observateurs indépendants", a-t-il ajouté.
Durant ce séminaire, plusieurs intervenants se sont
succédés à la tribune, dont M. Ebrahim Saly Directeur du département Afrique
du nord au ministère des affaires étrangères sud africain, M. Eddy Makue
secrétaire général du Conseil des églises d’Afrique du sud, M. Oubbi
Bouchraya Bachir ambassadeur sahraoui en Afrique du sud, M. Timothey Othieno
de l’Institut du Dialogue Global et M. Ali Salem Tamek, membre du collectif
des défenseurs sahraouis des droits de l’homme.
En marge de ce séminaire, le Comité sud africain des
droits de l’homme a organisé une exposition montrant des images horribles de
Sahraouis sauvagement torturé, brûlés vifs ou assassinés et qui ont soulevé
l’indignation extrême des visiteurs et l’intérêt des médias. (SPS)
020/090/000 021255 DEC 06 SPS |