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Bruxelles, 27/10/2209 (SPS) Le représentant du Front Polisario en Belgique, M. Salek Abderrahman, a lancé un nouvel appel à la Belgique pour qu'elle agisse afin que les droits de l'homme soient respectés dans les territoires occupés par le Maroc, et pour le droit des sahraouis à accéder à l'autodétermination.
"La mobilisation de l'Europe et de la Belgique en particulier est nécessaire pour que les droits de l’homme au Sahara occidental soient respectés et que le peuple sahraoui exerce son droit à l’autodétermination", a réitéré M. Salek, lors d'une audience au ministère des Affaires étrangères belge.
Il a, également, souligné que "sans la consécration de ce droit à l’autodétermination, la stabilité et la paix dans la région seront toujours menacées".
Le diplomate sahraoui a en outre demandé à ce pays d'"entreprendre les démarches nécessaires pour la libération sans conditions de tous les détenus politiques sahraouis et afin de connaître le sort de plus de 500 disparus civils et de 151 prisonniers de guerre au Maroc".
"Les violations des droits de l’homme au Sahara occidental et les atteintes aux aspirations légitimes du peuple sahraoui à l’indépendance des territoires occupés sont l’illustration de l’impunité dont jouissent les forces d’occupation marocaines", a dénoncé le diplomate sahraoui.
La rencontre avec des responsables belges lui a permis, à cet égard, d’apporter des éclairages sur la situation réelle prévalant actuellement dans les territoires occupés, qui se caractérise par une "aggravation de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés et les graves violations perpétrées par les autorités marocaines contre les populations civiles sans défense".
"Nous assistons à un retour extrême de la violence et de la répression aveugles avec les enlèvements et les traductions de militants activistes devant les tribunaux militaires, comme c’est le cas pour les sept militants sahraouis, arrêtés à leur retour des camps de réfugiés où ils ont rendu visite à leurs familles", a expliqué M. Salek à ses interlocuteurs.
"On demande également à l'ONU, au Conseil de sécurité et à la communauté internationale de faire les démarches nécessaires pour la mise en place rapide de l'élargissement du mandat de la Minurso afin d'assurer le respect des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental", a-t-il encore ajouté.
Il a poursuivi en rappelant que "le non règlement de la question sahraouie, qui est un cas de décolonisation, est une violation continue des principes du droit international et des résolutions adoptées par la communauté internationale".
"Concernant le Sahara occidental, la Belgique continue de soutenir les négociations directes entre les parties, sous l'égide des Nations Unies, afin qu'une solution mutuellement acceptable et respectant le principe d'autodétermination soit trouvée", avait rappelé à la fin de l'été l'ancien ministre des AE belge, Karel De Gucht, actuel commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire.
Il avait ajouté, dans une lettre adressée à la député belge Christiane Vienne, et présidente du Groupe interparlementaire pour le Sahara Occidental, que son pays "soutenait les efforts de l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Christopher Ross, pour tenter de faire revenir les deux parties à la table de négociations". (SPS)
010/090/700 271901 OCT 09 SPS
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