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Badajoz (Espagne), 27/10/2009 (SPS) Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a estimé que l’abandon chaotique du Sahara Occidental par l’Espagne est "un crime à corriger", sachant qu’il a laissé libre cours aux forces militaires d’occupation marocaines de s’adonner au "génocide" du peuple sahraoui "resté sans défense", a indiqué à SPS un porte-parole de la délégation présidentielle.
"Nous sommes venus en Espagne pour demander la correction de cette erreur", a indiqué le Président sahraoui au cours d’une réception organisée en son honneur par le maire de la ville de Badajoz, Miguel Celdrán, assistée par les représentants de deux grands partis politiques espagnols (PSOE au pouvoir et PP dans l’opposition), et de représentants de la société civile, a précisé la même source.
Pour le Président sahraoui, la seule manière de corriger cette grave erreur est de "revenir à la voie démocratique", c'est-à-dire "la décolonisation" en octroyant au peuple sahraoui son droit légitime à "l’autodétermination à travers un référendum libre, régulier et transparent sous les auspices de l’ONU".
M. Abdelaziz a par ailleurs lancé un appel à la libération immédiate et inconditionnel des sept activistes sahraouis des droits humains, enlevés le 8 octobre dernier au Maroc, qui sont menacé par être traduit devant une Cour martiale.
Il a en outre souligné la nécessité de mettre fin à un crime contre l'humanité, représentée par le mur militaire marocain, qui ceinture les "sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental dans une prison, enfermant les causes de la mort et de la destruction, la perte de vies humaines innocentes et l’élimination de tous types de vie animale et végétale". (SPS)
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