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Paris, 24/10/2009 (SPS) Le représentant du Polisario en France, Mansour Omar, a souligné samedi, l’aggravation de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés et les graves violations perpétrées par les autorités marocaines contre les populations civiles.
"A l’heure où certains milieux font état d’une prétendue amélioration de la situation des droits de l’homme au Maroc, au Sahara occidental les mêmes pratiques répressives se poursuivent. La situation actuelle est pire que celle ayant prévalu durant le règne du roi Hassan II", a indiqué M. Mansour Omar, en marge de la conférence-débat organisée à Vitry-sur-Seine, dans la région parisienne.
"Nous assistons à un retour extrême de la violence et de la répression aveugles avec les enlèvements et les traductions de militants activistes devant les tribunaux militaires, comme c’est le cas pour les sept militants sahraouis, arrêtés à leur retour des camps de réfugiés où ils ont rendu visite à leurs familles", a expliqué le représentant du Polisario en France.
Pour lui, cette rencontre permet d’apporter des éclairages sur la situation réelle prévalant dans les territoires occupés, de réaffirmer et de consolider l’élan de solidarité avec notre juste et légitime lutte".
"La mobilisation de tous est nécessaire pour que les droits de l’homme au Sahara occidental soient respectés et que le peuple sahraoui exerce son droit à l’autodétermination", a-t-il indiqué, soulignant que "sans la consécration de ce droit à l’autodétermination, l’Intifada populaire et pacifique se poursuivra.
Le régime marocain continuera également sa vague de répression pour étouffer toutes ces voix qui réclament leurs droits reconnus par la communauté internationale".
Pour sa part, le président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la nation algérien, M. Boudjemâa Souilah, a estimé que le non réglement de la question sahraouie, qui est un cas de décolonisation, est une "violation des principes du droit international".
"Le non règlement de la question sahraouie, qui est un cas de décolonisation, est une violation continue des principes du droit international et des résolutions adoptées par la communauté internationale", a déclaré, M. Boudjemâa Souilah, en marge de la conférence-débat.
Le président de la commission des AE du Conseil de la nation algérien a considéré que "les lenteurs constatées dans la mise en œuvre du processus d’exercice du droit du peuple sahraoui à son autodétermination sont préméditées car certaines puissances veulent l’enlisement de cette question et la poursuite de l’exploitation illégale des richesses naturelles du Sahara occidental".
"Les violations des droits de l’homme au Sahara occidental et les atteintes aux aspirations légitimes du peuple sahraoui à l’indépendance des territoires occupés sont l’illustration de l’impunité dont jouissent les forces d’occupation marocaines", a-t-il ajouté. (SPS)
010/090/700 242305 OCT 09 SPS
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