|
Paris, 24/10/2009 (SPS) Aline Chenu, avocate au barreau de Paris, a apporté samedi son témoignage sur les conditions difficiles dans lesquelles s’est déroulée, le 27 août dernier, sa mission d’observatrice internationale au procès du militant sahraoui Nâama Asfari à Tan Tan (Maroc).
"Le dispositif policier mis en place à proximité du tribunal de Tan Tan était impressionnant. On ne pouvait pas accéder dans l’enceinte du tribunal car on nous a arrêté à quelques rues du palais de Justice", a-t-elle indiqué, en marge de la conférence sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, organisée à Vitry-sur-Seine, en région parisienne.
"J’ai expliqué aux policiers que j’étais observateur international et que le procès devait être public comme garantie de la démocratie. Là, ils se sont interposés physiquement. Je me suis sentie réellement menacée", a-t-elle ajouté.
Aline Chenu a pu finalement accéder au tribunal, après avoir alerté le procureur et le président de la cour. "Les militants des droits de l’homme venus assister au procès ont été, par contre, violemment dispersés par les policiers", a précisé l’avocate.
"J’ai fait plusieurs missions d’observation de procès, mais c’est pour la première fois que j’ai vécu une telle situation.
Avant, on accédait plus ou moins facilement aux tribunaux. Mais pour le procès de Nâama Asfari, je me suis réellement menacée physiquement", a-t-elle avoué.
"Ces policiers aux abois constituent une preuve de l'affolement du régime marocain et de l’aggravation de la situation. J’ai l’impression que le Maroc ne veut pas que l’on témoigne sur ses violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés", a-t-elle ajouté. (SPS)
010/090/700 242251 OCT 09 SPS
|