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Paris, 23/10/2009 (SPS) L’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM) s’est déclarée "inquiète" face à la dégradation de la situation des droits de l’Homme au Maroc et craint "le pire" pour les sept activistes sahraouis enlevés récemment à Casablanca, souligne l’ASDHOM, dans un communiqué publié à Paris, à l’issue d’une réunion de son Conseil d’administration.
"Après une semaine d’interrogatoires par les services secrets, ils ont été déférés devant le tribunal militaire de Rabat", déplore l’ASDHOM, qui estime qu’"un tribunal militaire et la résurgence d’une campagne de lynchage médiatique font craindre le pire pour les sept arrêtés en particulier et pour les libertés en général".
L’ONG marocaine a considéré que "ces arrestations bafouent un droit élémentaire, celui de la liberté d’opinion et d’expression, tel qu’il est consacré par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, notamment dans son Article 19 "….
Les autorités reprochent aux sept protagonistes (Ali Salem Tamek, Brahim Dahane, Ahmed Anasiri, Dagja Lachgar, Yahdih Ettarrouzi, Rachid Sghayar et Saleh Lebayhi) leurs opinions et positions politiques quant à la question du Sahara alors que leur engagement n’est un secret pour personne", souligne l’ASDHOM, tout en rappelant que "certains sont d'anciens détenus politiques, ou victimes de la disparition forcée durant les années de plomb et/ou membres d’associations de défense des droits humains".
"Le vent qui souffle sur notre pays, ravive nos douleurs et des réminiscences nous rappellent un passé, non lointain, où l’arbitraire s’est imposé au fil des jours et des mois pour déboucher sur les sinistres +années de plomb+" a également constaté.
En outre, l’ASDHOM a exprimé "ses inquiétudes" devant la dégradation de la situation des droits de l’homme au Maroc et exige "la rupture par les autorités marocaines de la logique sécuritaire et répressive basée sur des prétendues +lignes rouges+ à ne dépasser".
" Tous les indicateurs sont au rouge. Les libertés des citoyens, des militants associatifs et politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l’Homme sont mises à mal dès lors qu’il y a "franchissement" des sacro-saintes "lignes rouges" : la monarchie, la religion et l’intégrité territoriale", a-t-elle conclu. (SPS)
010/090/700 231949 OCT 09 SPS
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