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Chahid El Hafed, 17/10/2009 (SPS) Un Français de 53 ans, Jean-François Debargue, installé depuis deux ans dans les camps de réfugiés sahraouis, a interrompu son jeûne illimité entamé le 8 octobre, pour interpeller Paris sur son aliénation inconditionnelle sur la position du Maroc dans le conflit du Sahara Occidental.
M. Debargue qui est membre du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) estime que le Gouvernement français affiche "un soutien total au Maroc dans le dossier du Sahara Occidental".
Il soulignera dans une conférence de presse à la wilaya d’El Aaiun (camps de réfugiés) qu’il a arrêté sa grève de la faim, vendredi 16 octobre après huit jours de jeûne, en réponse à l'ONG française pour laquelle il travaille, qui lui a demandé instamment de mettre fin à son action.
"A ce jour (...), après huit jours de jeûne solidaire, je n'ai eu aucune réponse du Gouvernement Français à ma demande (...) C'est la même chape de silence qui pèse sur le problème Sahraoui depuis trois décennies. C'est le même silence à l'ONU de la part des représentants Français depuis des années", écrit Jean-Français Debargue dans un communiqué.
A cet égard, il rappellera que Paris avait "bloqué", le 30 avril dernier, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU proposant l'élargissent du mandat du contingent des casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental. "Un blocage dénoncé par plusieurs associations de défense des droits de l'Homme", a-t-il soutenu.
"Je voudrais, par cette démarche totalement personnelle, interpeller le gouvernement français pour qu'il joue de son influence afin que la Minurso puisse organiser le référendum d'autodétermination pour lequel elle a été mise en place il y a 18 ans", a dit cet ancien éleveur d'ovins en Normandie (Nord-Ouest de la France),
M. Debargue est actuellement responsable d'une «ferme-jardin» destinée à améliorer l'alimentation des réfugiés. "Paris, selon lui, doit reconnaître aussi les conditions inacceptables dans lesquelles les Sahraouis vivent dans ces camps", a-t-il martelé, ajoutant qu’il a ressenti l'obligation morale d'aller au-delà de l'aide matérielle qu’il a apporté durant ces deux ans passées avec les réfugiés sahraouis. (SPS)
010/090/000 171141 OCT 09 SPS
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