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RASD/EUROPE/PE

Des parlementaires appellent la France au respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination


Paris, 21/06/2008 (SPS) Les parlementaires de différents pays européens ont demandé à la France de contribuer à la concrétisation "d'une solution pacifique, dans le cadre de la légalité internationale consacrant le doit des peuples à l’autodétermination" pour un règlement définitif du conflit entre la RASD et le Maroc.

Lors d'un débat organisé jeudi au Palais Bourbon de l'Assemblée Nationale française sur le thème "comment l'Europe peut-elle contribuer aux engagements pris par les Nations Unies d'aboutir par la négociation à l'application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui?", de nombreux parlementaires venus de différents pays européens ont relancé le débat sur la nécessité de respecter le droit international, qui reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour rendre possible le règlement définitif du conflit entre le Maroc et le Sahara Occidental.

Ce n'est pas la première fois que des parlementaires internationaux se réunissent à l'assemblée nationale française, puisqu’en 1985 une réunion similaire avait regroupé près de 800 personnes" a indiqué à l'APS, le parlementaire belge Pierre Galand, président de la coordination des comités européens de soutien au peuple sahraoui (Eucoco).

Cette réunion avait contribué à amener les Nations Unies à obtenir une trêve entre le Front Polisario et le Maroc "en échange d'un référendum d’autodétermination", a-t-il poursuivi. "Le problème est que nous sommes en 2008, et il n'y a toujours pas de référendum, malgré certaines médiations dont celle de James Baker qui a jeté l'éponge à cause de la mauvaise foi du Maroc", a déploré M. Galand.

"Nous sommes aujourd'hui devant un fait où le nouveau SG de l'ONU a pris l'initiative de rassembler les deux parties autour d'une table pour négocier afin d'aboutir à l'application du droit à l'autodétermination" mais les approches unilatérales du Maroc entravent cette juste perspective, a-t-il ajouté.

A cet égard, "cette conférence à l'Assemblée nationale française n'est pas innocente", a souligné M. Galand, soulignant l'importance de l'évènement à l'approche de la présidence française de l'UE, le premier juillet.

"Nous voulons adresser à la France un message par lequel nous espérons, en tant que parlementaires, qu'elle prenne à cœur sa contribution au règlement de ce conflit, mais dans le cadre de la légalité internationale", a-t-il souligné, relevant que "la position de la France sur la question sahraouie est actuellement contraire au droit international".

"Par cette conférence, nous avons aussi voulu relancer dans tous les parlements européens le débat sur la question sahraouie", a-t-il ajouté, espérant que "2008 soit une étape importante" pour une prise de conscience généralisée autour de "ce conflit qui n"a que trop duré".)

"Les parlementaires ont exprimé leur volonté de mieux faire connaître la cause sahraouie, pour qu'il y ait plus de visibilité, également sur la question des violations des droits de l'homme", a-t-il encore souligné, notant que l’objectif est de mobiliser "les membres du conseil des ministres européen pour qu'ils prennent leurs responsabilités".

"La question est aujourd'hui de se demander comment pourrait-on faire appliquer le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, comment sortir définitivement de la période que nous vivons actuellement et comment faire respecter les droits de l'homme" au Sahara Occidental, a ajouté M. Galand.

Il a alors appelé tous les courants politiques et associatif qui soutiennent la solution d'un référendum d'autodétermination a se mobiliser davantage "pour faire valoir plus que jamais ce droit international, à l'approche de la présidence française de l'UE.

Pour lui, "la bataille doit se poursuivre à tous les niveaux", et "il faut généraliser la solidarité", y compris au sein du Conseil de l'Europe (Strasbourg).

"L’exemplarité de la question sahraouie, par rapport à d'autres conflits (de par le monde), réside dans le fait que le peuple Sahraoui a fait confiance aux Nations Unies, il a déposé les armes" pour s'en tenir "à une solution négociée", dans le cadre "de la légalité internationale", a-t-il souligné, ne voyant pas "pourquoi des pays comme la France refusent de respecter le droit international".

"On compte sur la solidarité parlementaire", a renchéri de son côté le président du parlement sahraoui, M. Mahfoud Ali Beiba, qui avait conduit la délégation du Front Polisario aux négociations directes avec le Maroc, à Manhasset.

"L'Europe dans son ensemble, l'Europe méditerranéenne, et en particulier la France et l'Espagne, eu égard à leurs responsabilités historiques dans le conflit et sa prolongation, peuvent bien contribuer aux engagements pris par les Nations Unies d'aboutir par la négociation à l'application du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il espéré.

Pas moins de 21 interventions ont jeudi enrichi le débat parlementaire. A l'invitation de leurs homologues français, des députés venus de différents pays dont la Suède, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l'Allemagne, ainsi que d'Algérie et d'Afrique du Sud, ont appelé "la France et l'Espagne au respect du droit international" dans la perspective d'un "règlement négocié" de la question sahraouie où le principe d'autodétermination "d'un peuple qui
a droit au retour à sa terre, n'est pas négociable".(SPS)

020/090/700 21100 JUN 08 SPS

    

 

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