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RASD/ONU

Le Polisario appelle à l'arrêt d'un calendrier pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination (Khadad)


, 17/04/2008 (SPS) Le Front Polisario a appelé jeudi à l'arrêt d'un calendrier précis pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, mettant en garde contre tout retard pouvant donner plus de temps à l'Etat occupant (Maroc) "de consacrer le plan d'annexion du Sahara occidental".

Cette mise en garde du dirigeant du Front Polisario, M. M'hamed Khadad publiée jeudi dans un article paru dans l'édition européenne du "Wall street journal", intervient peu avant le renouvellement bisannuel par le conseil de sécurité, du mandat de la Minurso.

M. Khadad, coordinateur du Polisario auprès de la Minurso, a estimé que "pour que le renouvellement du mandat de la Minurso ne sert plus les intérêts marocains, il est indispensable d'élargir les prérogatives de cette mission", en attendant l'organisation d'un référendum".

"Notamment en lui confiant la mission de "veiller au respect des droits de l'homme et d'arrêter un calendrier pour l'organisation d'un référendum juste et équitable, pour donner l'opportunité au peuple sahraoui de décider de son avenir, conformément aux décisions de l'ONU", a-t-il ajouté.

M. Khadad, membre de la délégation sahraouie participant aux négociations avec le Maroc à Manhasset, a dit que la Minurso faisait, à la base, "partie de l'accord de cessez-le-feu entre le gouvernement marocain et le Polisario, décidé en 1991".

La mission de la Minurso consistait essentiellement, a-t-il dit, à "superviser une courte période de transition qui devait aboutir à l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, ce qui permettrait aux électeurs sahraouis de choisir entre l'annexion au Maroc, l'autonomie sous la juridiction marocaine ou l'indépendance totale".

Cependant, la mission de la Minurso dont le mandat était "limité dans le temps", consistant à organiser un référendum et qui dure depuis 17 ans, a été marquée par plusieurs interruptions en raison des différends sur le type de l'électorat devant prendre part à ce référendum, qui s'inscrivent dans le cadre des manœuvres marocaines visant à retarder le processus du référendum.

Lors de cette période, le Maroc a oeuvré pour la consécration du "plan d'annexion illégale du Sahara occidental" et s'est transformé en "allié des Etats-Unis dans sa lutte contre le terrorisme", afin de l'exploiter pour intensifier les actes de répression à l'encontre du peuple sahraoui", a affirmé M. Khadad.

Le Royaume du Maroc a également bénéficié de l'appui de la France qui "veut maintenir certaines zones d'influence au Maghreb en soutenant Rabat", a indiqué M. Khadad.

Cette situation, a-t-il ajouté, a permis au Maroc de faire en sorte que la question du Sahara soit "un simple thème de débat" à l'ONU qui aura, ainsi, permis au Maroc de "rejeter les accords, faire fi de tous les engagements antérieurs et prendre les décisions et efforts de l'ONU à la légère".

Le responsable sahraoui a mis en garde contre les tentatives visant à imposer "l'autonomie" au peuple sahraoui sans référendum ce qui, a-t-il dit, serait "une violation directe, non seulement de l'ONU et du modèle de décolonisation mais aussi des fondements du droit international".

Il a également précisé que "le fond de la question est que le Sahara Occidental n'a, jamais, été reconnu comme étant une partie du Maroc, d'un pays ou d'une instance internationale", ajoutant que "cette position est confirmée par l'avis consultatif promulgué par la Cour internationale de justice qui prouve que les revendications marocaines sont injustifiées du point de vue du droit international".

M. Khadad a, par ailleurs, indiqué que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) "est reconnue par 80 pays et est membre de l'Union africaine (UA)" et qu'il serait, par conséquent,"illogique" d'avancer des soi-disant "dispositions de l'autonomie" qui seront appliquées dans "une région occupée de façon illégitime, dont le fonctionnement politique et les infrastructures socio-économiques sont indépendants de l'occupant".

Il a réitéré l'attachement du Polisario au plan de paix appuyé, en 1991, par l'ONU et approuvé par le Maroc et le Front Polisario qui prévoit la tenue du referendum "car étant la dernière étape du processus".

De ce fait, l'ONU doit garantir, à travers la Minurso, que "le Maroc honore ses précédents engagements", a-t-il ajouté, indiquant que le non respect de ces engagements constituerait "une victoire pour l'opportunisme politique et non une solution durable au nom de la bonne gouvernance et de la démocratie". (SPS)

020/090/700 171530 AVRIL 08 SPS

    

 

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